Le dispositif des Certificats d’Economies d’Energie (CEE) fait depuis plusieurs mois l’objet de nombreuses critiques : inefficaces, coûteux pour le consommateur, complexe à mettre en œuvre … alors même que ce dispositif est actuellement en pleine expansion, en tant que principal vecteur pour réduire les consommations énergétiques en France. Qu’en est-il ? Combien pèse le dispositif sur la facture énergétique des ménages ? Le dispositif des CEE est-il efficace ? A l’ensemble de ces questions, le Groupe Effy apporte des réponses.

 

Un coût limité sur la facture d’énergie

Il convient de rappeler que le dispositif des Certificats d’Economie d’Energie (CEE) est aujourd’hui un des principaux leviers de financement de la rénovation énergétique. Ce financement est assuré par un prélèvement sur les factures de carburant, de gaz et d’électricité. Le Groupe Effy a réalisé une étude sur le coût des CEE sur la facture énergétique des français (gazole, gaz, électricité)[1].

Toutes énergies confondues, le prix des CEE sur la facture des français oscillent entre 3% et 3,5%. Prenons l’exemple sur plein de 30 litres de gazole à 1,48€ le litre, soit 44.4€ pour un plein. Les CEE représentent 2.9% du prix total (1,28€) de ce plein, soit la plus faible composante. En comparaison, l’actuelle  taxe carbone représente 34% prix total, soit dix fois plus que le coût des CEE.

 

Un dispositif incontournable pour financer la rénovation énergétique en France

Au-delà de la décomposition des coûts de la  facture, il est important de noter que les certificats d’économies d’énergie sont le principal instrument permettant de financer la rénovation énergétique, et donc de baisser durablement la consommation et la facture d’énergie des Français.

Selon les calculs[1] du Groupe Effy basé sur les chiffres transmis par le ministère de la transition écologique[2], les CEE auraient permis en 2018 dans le secteur résidentiel, la réalisation de 395 000 actions d’isolations ainsi que près de 114 000 installations chaudières à haute performance énergétique. Au total, c’est plus de 509 000 actions qui ont été réalisées au bénéfice des français, de leur consommation et de leur facture d’énergie ! Même s’il ne s’agit que de gestes, ce chiffre est à mettre au regard de l’objectif gouvernemental de 500 000 rénovations/an.

Quelles sont les bénéficiaires de ces opérations ? Sur ces 509 000 opérations, plus de 62% sont réalisées chez des ménages modestes. Concernant l’isolation des combles perdus, ce taux monte même jusqu’à 73%. Cela démontre que le dispositif des CEE permet d’engranger un nombre important d’opérations d’économies d’énergie, notamment chez ceux qui en ont le plus besoin.

Un dispositif « Coup de pouce » qui monte en puissance

En janvier dernier, le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire a fait le choix de massifier les travaux de rénovation énergétique en mettant en place le dispositif « coup de pouce économie d’énergie ». Ce dispositif, basé sur le dispositif des CEE, vise à offrir des primes importantes pour permettre à l’ensemble des ménages français de remplacer leur ancienne chaudière à énergie fossile ainsi qu’isoler leur logement.

A ce stade, les résultats sont prometteurs. Les derniers chiffres du Ministère de la Transition écologique et solidaire, font état, en seulement trois mois, de nombreux travaux engagés : 23 000 changements de chaudière et plus de 21 400 travaux d’isolation thermique.

En cumulé, le nouveau « coup de pouce économie d’énergie » a permis d’adresser en seulement trois mois près d’un million d’offres de travaux de rénovation énergétique au particulier ! Pour comprendre ce chiffre important, il faut souligner l’importance des offres à 1€ qui ont émergé grâce au « coup de pouce économie d’énergie ». Les Ménages très modestes peuvent désormais remplacer leur ancienne chaudière à énergie fossile par des chaudières utilisant des énergies renouvelable pour seulement 1€. L’Assemblage des différentes aides, leur prise en charge par Effy et la gestion de l’avance des frais créent les conditions d’accès à des solutions performantes pour de nouvelles catégories de population. Il est important de rappeler que ces offres ne sont pas au rabais et qu’elles doivent respecter des exigences de qualité strictes.

Ainsi, il ne fait pas de doute, que le dispositif va continuer à monter en puissance et permettre de multiplier davantage le nombre d’opérations de rénovation énergétique chez les particuliers.

 

Télécharger l’infographie

 

[1] L’ensemble de ces infographies seront publiés dans les prochaines semaines :

  • L’infographie sur la décomposition du prix du gazole le 20 mai ;
  • L’infographie sur la décomposition du prix du gaz le 27 mai ;
  • L’infographie sur la décomposition du prix de l’électricité le 3 juin.

[2] Volume moyen délivré sur 4 opérations standardisées, pondéré en fonction de la répartition entre CEE classique et CEE précarité : 113 244 GWh cumac sur l’isolation thermique (isolation des combles, isolation des murs et isolations des sols), 8 284 GWh cumac sur le changement de chaudière individuelle à haute performance énergétique.

[3] Lettre d’information « Certificats d’économies d’énergie » du Ministère de la Transition écologique et solidaire