feuille de route climat

Le gouvernement présentera dans les prochains jours son « programme de travail » en matière de transition écologique. L’enjeu climatique en sera le fil conducteur.

La récente annonce du président américain de retirer son pays de l’Accord de Paris sur le climat nous rappelle l’urgence à agir pour contenir le réchauffement climatique à moins de 2°C.

Emmanuel Macron a déjà annoncé qu’il en ferait son cheval de bataille diplomatique et la priorité de sa politique énergétique.

Dans une note qui vient d’être publiée, l’Institut Montaigne va dans ce sens en soulignant qu’en matière d’énergie « la priorité est au climat » et qu’il faut « rechercher l’efficacité de l’action publique en focalisant nos ressources sur les enjeux prioritaires », citant en particulier le chauffage et le transport fortement émetteurs de CO2.

Le débat médiatique sur ces sujets se résume en effet trop souvent à la question du nucléaire et des renouvelables, soit à la question de notre mix de production. Alors que les deux tiers de nos émissions de gaz à effet de serre proviennent de  3 secteurs (transports, bâtiments et industries), on parle finalement très peu des usages et de la consommation d’énergie. Il y a clairement un changement de braquet à opérer.

Au lieu de se focaliser uniquement sur la production d’électricité, il convient désormais de s’intéresser davantage par exemple au secteur du bâtiment, responsable de 45% de la consommation d’énergie et de 20% des émissions de GES. Le cabinet du ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a d’ailleurs fait savoir qu’un volet important sur la rénovation énergétique des bâtiments sera contenu dans la feuille de route du gouvernement.

Principal émetteur de CO2 et premier poste de consommation d’énergie dans les bâtiments résidentiels, le chauffage constitue évidemment un axe prioritaire.

En contribuant principalement à l’isolation du bâti et à l’amélioration des systèmes de chauffage, dans le résidentiel, les outils incitatifs au passage à l’acte d’économie d’énergie  telles que les certificats d’économies d’énergie (CEE) participent activement à la mise en œuvre de nos engagements internationaux pour le climat et la réduction des émissions polluantes.

De la même manière, dans l’industrie, en plus de contribuer positivement à l’amélioration de la compétitivité de nos entreprises en allégeant leur facture énergétique, les politiques d’efficacité énergétique et d’économies d’énergie œuvrent favorablement à la réduction des consommations d’énergies carbonées et donc à la réduction des émissions de CO2, diminuant ainsi l’empreinte carbone de leur activité.

La transition énergétique n’est pas seulement indispensable à la préservation de la planète. Elle est aussi porteuse d’innovations, d’emplois durables et non délocalisables, d’économies pour les consommateurs. Pour viser une planète « great again » commençons par amplifier les dynamiques actuelles et les outils qui ont fait la preuve de leur efficacité.

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