Chaque année, les français redoutent la hausse de leur facture d’énergie. Si le mois de janvier signifie ces dernières années  hausse du prix du fioul, le mois d’aout lui marque souvent une évolution  des tarifs réglementés d’électricité.

Mais comment expliquer cette hausse continue des prix de l’énergie ? Faut-il s’y résigner ou agir durablement pour réduire sa consommation ?

 

prix du carburant infogrpahie CEE

L’augmentation continue des prix des tarifs réglementés d’électricité

La libéralisation du marché de l’électricité actée depuis le 1er juillet 2007 n’a pas eu l’effet escompté de véritablement rendre le marché plus concurrentiel. Le marché de détail de l’électricité française est composé de deux types d’offres : Les tarifs réglementés d’électricité définie par la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) et les offres de marché dont les prix sont librement fixés par les fournisseurs. Cependant, les tarifs réglementés ont été historiquement fixés à un niveau artificiellement bas, ne permettant pas de couvrir le coût des fournisseurs alternatifs et à fortiori de développer un marché concurrentiel.

Aujourd’hui, EDF, fournisseur proposant les tarifs réglementés est toujours en position quasi-monopolistique sur le marché avec près de 28 millions de clients. Cependant,  « tarif réglementé » ne signifie pas toujours bonne affaire pour le consommateur. En effet, les tarifs réglementés de l’électricité (TRV) sont en hausses constantes depuis 12 ans ! A titre d’exemple, depuis 2007, les Tarifs réglementés ont augmenté de plus de 37%. Cette tendance haussière devrait se confirmer au mois d’août, la CRE ayant proposé une hausse moyenne de 0,7%.

Dans le même temps, les fournisseurs alternatifs attendaient avec impatience la décision du Conseil d’Etat sur les Tarifs réglementés. Ce fut un rendez-vous manqué ! Le 18 mai, le Conseil d’Etat n’a pas remis en cause les tarifs réglementés de l’énergie, selon les juges les TRV visent à garantir aux consommateurs un prix plus stable que les prix de marché.

 

La flambée du prix du fioul

Le 1er janvier dernier, le prix du fioul a fait un sacré bon avec une augmentation du prix de 45 euros pour 1000 litres. Mais comment expliquer cette augmentation ? Cela peut s’expliquer par la hausse de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE). L’augmentation de la TICPE représente un coût croissant pour les ménages et les entreprises. La hausse de cette taxe prévue jusqu’en 2022, induirait un coût annuel moyen de 79 euros par an en 2018 et 313 euros par an en 2020, par rapport à 2017.

S’agissant des entreprises, l’impact sur les coûts de production est moindre (0,2% de la valeur ajoutée en moyenne) car de nombreuses entreprises grandes consommatrices d’énergie et certaines professions sont exonérés de TICPE. Cependant, Gérald Darmanin a annoncé mercredi dernier une réduction des aides aux entreprises de 5 milliards d’euros d’ici à 2022. Bercy prévoit ainsi de supprimer les exonérations de TICPE pour toutes les entreprises et même de mettre fin à d’autres avantages fiscaux pour les industries électro-intensives.

Les entreprises qui bénéficiaient jusqu’alors de plusieurs exonérations favorables à leur compétitivité  pourraient voir par voie de conséquence leur facture d’énergie augmenter.

 

Consommateurs, des solutions existent pour réduire vos factures !

Face à la tendance haussière des prix de l’énergie en France, l’attractivité des offres de service en efficacité énergétique apparait plus que jamais comme une nécessité. Pour le Groupe Effy, afin de pallier à l’augmentation inéluctable des coûts de l’énergie, il est nécessaire de massifier les travaux de rénovation énergétique aussi bien chez les particuliers que chez les professionnels.

Pour les particuliers, il existe des solutions simples et accessibles : l’isolation à partir de 1€ proposé par le Pacte Energie Solidarité en est une bonne illustration. Compte tenu des économies d’énergie sur la facture de chauffage (jusqu’à 25% pour une facture moyenne à 1600€/an), du gain de confort et de l’amélioration du diagnostic de performance énergétique, il s’agit d’une action prioritaire à réaliser dans son logements si les combles, la cave ou les sols ne sont pas isolés.

En ce qui concerne les professionnels, et en particulier les industriels il est nécessaire d’engager des travaux afin de réduire de leur facture d’énergie et de gagner en compétitivité. Les Certificats d’économies d’énergie (CEE) représentent en ce sens, le principal instrument financier pour réduire le coût des projets d’efficacité énergétique pour les industriels.

Afin de démultiplier les actions, un des leviers réglementaires à faire sauter est d’élargir le dispositif des CEE aux sites soumis aux quotas carbone, qui représentent à ce jour un gisement d’économie d’énergie de l’ordre de 50 TWhc. Plusieurs de ces mesures sur le prix de l’énergie devraient être débattues à l’Assemblée Nationale lors des discussions sur la loi P.A.C.T.E à partir de fin juin.

 

 

 

 

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