Bulgarian presidency of the council

« La majorité des gouvernements nationaux de l’Union Européenne pense que la priorité donnée à l’efficacité énergétique n’est qu’un slogan », c’est en ces termes qu’un Document [1]  émanant du Conseil de l’Union Européenne, en date du 28 février, caractérise l’efficacité énergétique. Cette affirmation est d’autant plus étonnante que, l’amélioration de la performance énergétique à des impacts positifs dans de nombreux secteurs et fait l’objet d’un large consensus au niveau européen.

 

Une opportunité économique

Depuis 2006, le marché de l’efficacité énergétique dans le résidentiel ne cesse de progresser. De 18 milliards d’euros en 2008, il est passé à 22 milliards en 2015, selon un rythme moyen annuel de +2,3% par an[2]. Au-delà de la croissance de ce marché dans le traditionnel secteur du bâtiment et de la rénovation thermique, il est également porteur d’innovation et de nouvelles technologies dans de nombreux secteurs. C’est le cas par exemple du secteur industriel ou le développement des nouvelles technologies comme l’Internet des objets, la domotique ou le big data ouvre la porte à des supervisions énergétiques intelligentes contribuant durablement à améliorer l’efficacité énergétique des chaînes de production.

 

Un enjeu social et sanitaire

Près de 9% de la population de l’Union Européenne est en situation de précarité énergétique. Au niveau Français, ce n’est pas moins de 5,6 millions de ménages qui sont en situation de précarité énergétique, représentant un peu plus de 12 millions d’individus. Ce phénomène touche de nombreux ménages qui se restreignent par manque de moyen ou qui subissent les affres d’un logement mal isolé. Selon le rapport sur l’Etat du mal logement de la Fondation Abbé Pierre[3], un ménage sur deux exposé à la précarité énergétique, se plaint de migraine, 40% des ménages se plaignent d’un état d’anxiété voir de dépression et près de 25% souffrent de bronchites chroniques.

 

Un consensus européen autour de l’efficacité énergétique

Aujourd’hui, sous l’impulsion de la Commission Européenne ainsi que du Parlement européen, l’efficacité énergétique est devenue un levier essentiel de la politique énergétique de l’Union.

La Commission a rappelé en 2016, dans son document stratégique pour une énergie propre en Europe, que l’efficacité énergétique était une « priorité »[4].Cette approche est partagée par le Parlement Européen qui est désormais prêt à négocier des objectifs contraignants avec les ministres de l’UE pour augmenter l’efficacité énergétique de 35%[5], ce qui permettra de limiter les importations énergétiques de l’Union Européenne qui coûtent plusieurs milliards d’euros chaque année.

Au regard des enjeux économiques sanitaires, sociaux que représentent l’efficacité énergétique ainsi que du consensus européen établi, qualifier la priorité énergétique de simple slogan pour les Etats parait ainsi à tout le moins totalement décalé des transformations énergétiques lancées partout en  Europe.

 

 

[1] Leaked EU document says energy efficiency just a « slogan » (https://euobserver.com/energy/141148)

[2] ADEME – Etat des lieux et analyse du marché français des services d’efficacité énergétique – 2016

[3] Fondation Abbé Pierre – L’Etat du mal-logement 2018 en France – 23ème rapport annuel

[4] Communication de la Commission Européenne pour une Energie Propre en Europe – 2016

[5] Communiqué de presse – Les députés établissent des objectifs ambitieux pour une utilisation plus propre et efficace de l’énergie – 2018

Bulgarian presidency of the council

« La majorité des gouvernements nationaux de l’Union Européenne pense que la priorité donnée à l’efficacité énergétique n’est qu’un slogan », c’est en ces termes qu’un Document [1]  émanant du Conseil de l’Union Européenne, en date du 28 février, caractérise l’efficacité énergétique. Cette affirmation est d’autant plus étonnante que, l’amélioration de la performance énergétique à des impacts positifs dans de nombreux secteurs et fait l’objet d’un large consensus au niveau européen.

 

Une opportunité économique

Depuis 2006, le marché de l’efficacité énergétique dans le résidentiel ne cesse de progresser. De 18 milliards d’euros en 2008, il est passé à 22 milliards en 2015, selon un rythme moyen annuel de +2,3% par an[2]. Au-delà de la croissance de ce marché dans le traditionnel secteur du bâtiment et de la rénovation thermique, il est également porteur d’innovation et de nouvelles technologies dans de nombreux secteurs. C’est le cas par exemple du secteur industriel ou le développement des nouvelles technologies comme l’Internet des objets, la domotique ou le big data ouvre la porte à des supervisions énergétiques intelligentes contribuant durablement à améliorer l’efficacité énergétique des chaînes de production.

 

Un enjeu social et sanitaire

Près de 9% de la population de l’Union Européenne est en situation de précarité énergétique. Au niveau Français, ce n’est pas moins de 5,6 millions de ménages qui sont en situation de précarité énergétique, représentant un peu plus de 12 millions d’individus. Ce phénomène touche de nombreux ménages qui se restreignent par manque de moyen ou qui subissent les affres d’un logement mal isolé. Selon le rapport sur l’Etat du mal logement de la Fondation Abbé Pierre[3], un ménage sur deux exposé à la précarité énergétique, se plaint de migraine, 40% des ménages se plaignent d’un état d’anxiété voir de dépression et près de 25% souffrent de bronchites chroniques.

 

Un consensus européen autour de l’efficacité énergétique

Aujourd’hui, sous l’impulsion de la Commission Européenne ainsi que du Parlement européen, l’efficacité énergétique est devenue un levier essentiel de la politique énergétique de l’Union.

La Commission a rappelé en 2016, dans son document stratégique pour une énergie propre en Europe, que l’efficacité énergétique était une « priorité »[4].Cette approche est partagée par le Parlement Européen qui est désormais prêt à négocier des objectifs contraignants avec les ministres de l’UE pour augmenter l’efficacité énergétique de 35%[5], ce qui permettra de limiter les importations énergétiques de l’Union Européenne qui coûtent plusieurs milliards d’euros chaque année.

Au regard des enjeux économiques sanitaires, sociaux que représentent l’efficacité énergétique ainsi que du consensus européen établi, qualifier la priorité énergétique de simple slogan pour les Etats parait ainsi à tout le moins totalement décalé des transformations énergétiques lancée partout en  Europe.

 

 

[1] Leaked EU document says energy efficiency just a « slogan » (https://euobserver.com/energy/141148)

[2] ADEME – Etat des lieux et analyse du marché français des services d’efficacité énergétique – 2016

[3] Fondation Abbé Pierre – L’Etat du mal-logement 2018 en France – 23ème rapport annuel

[4] Communication de la Commission Européenne pour une Energie Propre en Europe – 2016

[5] Communiqué de presse – Les députés établissent des objectifs ambitieux pour une utilisation plus propre et efficace de l’énergie – 2018

[vc_empty_space height= »32px »]