précarité énergétique rapport

La Fondation Abbé Pierre a présenté le 30 janvier son 23ème Rapport sur l’Etat du Mal logement en France. Ce rapport met en avant l’augmentation continue de la précarité énergétique.

A bien des égards, pour les classes populaires et moyennes, la situation tend à s’aggraver. De plus en plus de français doivent faire des arbitrages : se chauffer au risque d’impayés ou ne plus se chauffer et subir les conséquences sanitaires du froid sur leur santé.

Cependant, ce phénomène ne touche pas uniquement les ménages français, la prise de conscience sur la précarité énergétique grandit en Europe et la Commission Européenne en a fait une de ses priorités avec la création d’un nouvel observatoire européen de la précarité énergétique.

 

Un phénomène en augmentation

 

En moins de vingt ans (2006-2013), les ménages déclarants avoir froid dans leur logement ont augmenté de 72,5% (passant de 10,9% en 1996 à 18,8% en 2013). Au total sans double comptes, l’Observatoire national de la précarité énergétique estime que 5,6 millions de ménages sont en situation de la précarité énergétique, représentant un peu plus de 12 millions d’individus.

Ce phénomène touche de nombreux ménages en situation d’inconfort thermique qui se restreignent par manque de moyen ou qui subissent les affres d’un logement  mal isolé.

Selon le dernier rapport annuel du médiateur de l’énergie, 36% des Français ont restreint l’utilisation de leur chauffage au cours de l’hiver 2014-2015 pour éviter des factures trop élevées.

Ce phénomène touche davantage les familles monoparentales ainsi que les retraités disposant d’une faible retraite.

 

Des solutions adaptées à chaque type de situation 

 

Pour les ménages modestes, le financement de la partie non aidée des travaux de rénovation, peut représenter un obstacle important à l’éradication d’une situation de précarité énergétique.  A ce titre, le gouvernement a décidé de concentrer les dispositifs d’aides aux ménages sur les travaux prioritaires, avec un soutien renforcé pour les ménages les plus modestes.

On peut notamment citer la généralisation du chèque énergie permettant d’aider les ménages les plus modestes à payer leurs factures d’énergie ou à réaliser des travaux d’économies d’énergie.

Par ailleurs, au premier janvier 2018, s’est ouverte la quatrième période des certificats d’économies d’énergie avec des objectifs renforcés, notamment concernant les ménages en situation de précarité énergétique. Cela permet de pérenniser des solutions simples et efficaces pour améliorer la performance énergétique des logements. Le Pacte Energie Solidarité en est une bonne illustration.

Accessible autant aux propriétaires qu’aux locataires d’une maison individuelle, il leur permet d’isoler leurs combles perdus pour un coût dérisoires : 1€ pour les ménages les plus modestes. Ce dispositif permet de générer jusqu’à 25% de réduction sur la facture de chauffage ainsi qu’un gain de confort (gain d’un classe en moyenne) pour les ménages.

Il s’agit d’une action prioritaire pour lutter efficacement contre la précarité énergétique !

 

 

 

[vc_empty_space height= »32px »]