Industrie energie

 

Le Ministère de l’économie dresse dans un rapport publié en octobre le panorama des acteurs, de l’offre et du marché de l’efficacité énergétique dans l’industrie. Avec 30% de l’électricité consommée en France, 20% de l’énergie totale et 17% des émissions de CO2, l’industrie manufacturière française constitue un secteur clé pour la transition énergétique et la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le climat.

 

De plus, pour les industriels, l’amélioration de l’efficacité énergétique de l’appareil productif est un enjeu de compétitivité, en particulier dans les secteurs fortement consommateurs en énergie (industrie chimique, sidérurgie, industries agroalimentaires, etc.).

 

L’ADEME évalue à 20% le potentiel de réduction de la consommation d’énergie dans l’industrie française à l’horizon 2030. 75% de la consommation d’énergie dans l’industrie alimente des usages thermiques.

 

Le faible prix de l’énergie aujourd’hui en France reste l’un des principaux freins à l’achat d’équipements performants en matière de consommation d’énergie. En outre, le rapport note que l’absence de management de l’énergie complexifie les processus de décision en multipliant les interlocuteurs. L’absence de vision globale conduisant à privilégier un renouvellement à l’identique plutôt qu’à remettre en question le procédé et les utilités associées.

 

Face à ces enjeux et alors que les industriels, y compris dans les secteurs qualifiés de peu énergivores, ont intérêt à utiliser ce type de levier pour gagner en compétitivité et conforter leurs marges, les CEE représentent « le principal instrument financier pour réduire le coût des projets d’efficacité énergétique pour les industriels ».

 

La Direction Générale des Entreprises (DGE) encourage ainsi la massification des travaux d’efficacité énergétique et le développement des Certificats d’économies d’énergie.

 

Le rapport relève cependant « le fait que les industriels soumis à la Directive sur l’échange des quotas d’émissions de CO2 ne soient pas éligibles aux CEE » qui apparaît « dommageable pour certaines fédérations professionnelles, d’autant plus que certains financements (ex. : Prêt éco-énergie de Bpifrance) sont conditionnés à la détention d’un CEE ».

 

L’élargissement du dispositif CEE aux sites soumis aux quotas carbone figure justement dans les attentes remontées par les acteurs lors de la concertation préalable à la 4ème période CEE (2018-2020). La DGEC se disant prête à expérimenter une éligibilité encadrée aux entreprises certifiées ISO 50001, dans le cadre d’opérations spécifiques avec des mesures ex post pour suivre les économies d’énergie réalisées.

 

Dans un contexte d’ambition relevée des objectifs d’efficacité énergétique, Effy est très favorable à cette extension le plus rapidement possible pour débloquer des gisements d’économies d’énergie dans l’industrie.

 

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