Le 12 juin dernier, les députés ont achevé la première lecture du projet de loi Elan. Ces derniers ont enrichi un des seuls articles sur la rénovation énergétique : l’article 55 précisant les nouveaux contours de l’obligation de travaux d’économie d’énergie dans le secteur des bâtiments tertiaires.

Ouvert sur la Seine et sur les coteaux de Sevres et de Meudon, le Trapeze est concu comme un quartier diversifie et vivant qui comptera a terme plus de 12 000 habitants et 12 000 salaries. L'ambition architecturale et environnementale, l'equilibre entre logements libres et sociaux, bureaux, espaces verts, commerces et equipements publics, a proximite de l'ile Seguin et de sa vocation culturelle ambitieuse, contribueront a creer un lieu de vie exceptionnel a l'ouest immediat de Paris.

 

Si l’obligation d’économie d’énergie pour les bâtiments tertiaires a été complétée à l’Assemblée nationale…

L’objectif de l’article 55 du projet de loi Elan est de parvenir in fine à une réduction de 60% de la consommation d’énergie du parc de bâtiment tertiaire. Les députés ont enrichi cette obligation en imposant aux acteurs soumis à l’obligation le transfert des données de consommations dès 2020. Cette disposition permet ainsi d’inscrire l’ensemble du secteur tertiaire dans un mouvement de prise en compte de la performance énergétique de leur parc.

Par ailleurs, afin d’inciter au développement de la récupération de chaleur. Un amendement gouvernemental précise que la chaleur fatale « autoconsommée » et non plus revendue des bâtiments tertiaires pourra être déduite des objectifs de réduction de consommation d’énergie. Si cette modulation est une avancée, il est étonnant que celle-ci ne concerne que la chaleur fatale.

 

… Il faut aller plus loin : Le consommer « moins » ne peut se penser indépendamment du consommer « mieux » !

Le principe du « consommer moins » ne peut se penser indépendamment du « consommer mieux ». L’approche de la performance du bâtiment doit s’appréhender sous toutes les facettes de la transition énergétique : réduction de la consommation d’énergie, pilotage de cette consommation ou autoconsommation. On oublie trop souvent que le propriétaire ou le gestionnaire du bâtiment ne fait pas de distinction : il intègre l’ensemble des bénéfices dès lors que ceux-ci lui permettent de faire des gains sur sa facture et éventuellement d’avoir une action sur les émissions de carbone. A trop cloisonner les approches on perd en lisibilité et on décourage les initiatives !

A titre d’exemple, l’autoconsommation solaire offre de vraies opportunités pour les bâtiments tertiaires. En premier lieu, l’autoconsommation constitue une sécurisation d’une partie de la facture d’électricité. En effet, une fois l’investissement réalisé, le prix de revient de l’électricité autoconsommée n’est plus soumis aux variations et aux évolutions du tarif des fournisseurs d’électricité. En second lieu, l’autoconsommation permet une réduction de la  facture d’électricité au prorata du taux d’autoproduction. Selon l’Ademe, dans les conditions réglementaires actuelles, des projets tertiaires installés permettent une réduction de la facture estimée en 15 et 25%.

Le texte arrive au Sénat le 6 juillet prochain, gageons que celui-ci intègre une modulation plus large des objectifs de réduction des consommations d’énergie dans le secteur tertiaire, notamment au regard du développement important des systèmes de consommation intelligent.