Immeuble précarité énergétique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Selon l’Observatoire national pour la précarité énergétique, la majorité des ménages en situation de précarité énergétique sont locataires de leur logement (58% contre 41% en moyenne nationale). La moitié d’entre eux logent dans le parc privé.

 

Une étude de la Direction Générale du Trésor, sortie ce mois, note que « les locataires habitent plus souvent dans des logements très énergivores

 

Agir contre la précarité énergétique suppose donc d’apporter aussi des solutions aux problèmes des locataires.

La Direction du Trésor relève ainsi que « les propriétaires n’ont pas d’incitations à investir dans la rénovation, puisqu’en cas d’imperfection sur le marché immobilier (location et achat), ils peuvent ne pas bénéficier directement des gains d’énergie. Par ailleurs, ces investissements ont des durées de retour en général plus élevées que la durée de location d’un logement, et ces travaux ne peuvent se faire sans l’accord du propriétaire, ce qui n’incite pas les locataires à les entreprendre. »

 

Même si les bailleurs, réalisant des travaux d’économies d’énergie, peuvent demander aux locataires concernés une contribution financière au titre du partage des économies de charge, dans les faits la performance énergétique du logement est peu prise en compte, notamment en secteur tendu (IDF, PACA, frontalier). Un signal norme peut alors s’avérer nécessaire. C’est d’ailleurs ce qu’introduit, timidement, un décret publié le 11 mars 2017. Il rend obligatoire en 2018 l’intégration de quelques caractéristiques de performance énergétique pour définir un logement décent et le mettre en location.

 

Ces derniers mois, le Plan Bâtiment Durable en partenariat avec l’ADEME ont travaillé à des propositions innovantes pour créer de nouvelles dynamiques de rénovation des logements.

Les ateliers qui se sont tenus ont permis à l’ensemble des acteurs de participer et de formuler des idées nouvelles et originales.

Parmi les recommandations faites, on peut citer « le recours aux outils numériques », « la valeur verte du bien immobilier », « le rôle d’intermédiaire de confiance des collectivités territoriales », la prise en charge d’une « campagne de thermographie aérienne à l’échelle d’un quartier », etc.

 

Sur les pistes évoquées, Effy, à travers ses différents services, expérimente déjà, avec un succès croissant, 2 de ces propositions :

 

  • Les travaux type « combles à 1€ » pour les occupants en maisons individuelles

L’ADEME les présente comme « la mise en place de travaux simples et efficaces, facilement compréhensibles par tous, simplifiant au maximum les aspects administratifs et rendant l’expérience de financement des propriétaires très simple et encourageante. » Ajoutons à cela le coût très faible de réalisation des travaux qui incite davantage un propriétaire à les réaliser et permet de ce fait aux locataires d’en bénéficier.

 

  • Les outils de simulation en ligne

Le Plan Bâtiment Durable plaide pour le recours aux outils numériques et souligne notamment les « outils de simulation en ligne (d’efficacité énergétique du logement, de travaux, d’aides publiques…) qui aident le particulier à décider de la nécessité et de la pertinence d’engager des travaux. »

Effy propose en ce sens la 1ère plateforme web de conseil, simulation et mise en relation pour les travaux d’économies d’énergie (quellenergie.fr ; calculeo.fr).

 

On le voit, l’enjeu de la massification de la rénovation énergétique passe par une palette de solutions et d’offres, toujours plus innovantes, pour s’adapter aux attentes et aux besoins des ménages, mieux les connaître pour mieux les conseiller. Faciliter le passage à l’acte implique aussi de faciliter le parcours de rénovation et de rendre accessibles et incitatifs, pour tous, les travaux d’économies d’énergie.

 

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