Macron VS Le Pen

 

Dimanche 7 mai, les Français sont appelés à élire le prochain président de la République. Le second tour oppose Emmanuel Macron à Marine Le Pen.

Une étude réalisée par OpinionWay fin mars 2017 pour quelleenergie.fr montre que plus de 70% des Français prendront en compte la thématique de l’énergie dans leur vote à l’élection présidentielle.

Nous avons regardé à la loupe leurs différents programmes sur l’énergie et l’environnement.

 

De nettes différences entre les candidats sur la politique énergétique

Emmanuel Macron s’engage à faire de la mise en œuvre de l’accord de Paris sur le climat une des priorités de son action internationale et à poursuivre les objectifs de la loi de transition énergétique. Il s’engage ainsi à faire de la réduction des émissions de gaz à effet de serre la priorité de sa politique énergétique, avec la fermeture des dernières centrales à charbon en 5 ans, l’interdiction de l’exploration des gaz de schiste et la fin de la délivrance des permis d’exploration d’hydrocarbures. Par ailleurs, il veut diversifier le mix énergétique français, en doublant la capacité en éolien et en solaire photovoltaïque d’ici 2022, et en réduisant la part du nucléaire à 50% à l’horizon 2025. Il confirme la fermeture de la centrale de Fessenheim au moment de la mise en service de l’EPR de Flamanville.

 

Marine Le Pen défend pour sa part une « écologie patriote » en rupture avec l’ « écologie mondialiste », considérant que « le supranational n’apporte aucun résultat » et que « les actions efficaces ne peuvent être menées qu’à l’échelon national ». Elle s’engage à maintenir intégralement la filière nucléaire française, s’oppose à la fermeture de la centrale de Fessenheim, et prévoit un moratoire sur l’éolien. Elle n’est pas favorable à l’exploitation du gaz de schiste en l’état actuel mais se dit ouverte à l’exploration de nouvelles méthodes d’extraction. Par ailleurs, elle appelle à un appui massif de l’Etat à la filière hydrogène.

 

La nécessité de rénover les logements fait par contre consensus

Emmanuel Macron s’engage à rénover 1 million de logements mal isolés d’ici 2022, « en priorité ceux des propriétaires les plus modestes ». Il prévoit un fonds public de 4 milliards d’euros, financé par un grand plan d’investissement, pour rénover « la moitié des logements passoires » sur le quinquennat. Afin d’aider les ménages à entreprendre et réaliser plus facilement des travaux, il veut transformer le crédit d’impôt transition énergétique (CITE) en « prime immédiatement perceptible au moment des travaux et non l’année suivante ». Il prévoit aussi un plan de rénovation pour les bâtiments publics et veut accompagner les PME françaises pour qu’elles se lancent dans « des plans anti-gaspi afin de réduire leurs consommations d’énergies » grâce à des diagnostics aidés.

Marine Le Pen annonce aussi vouloir « faire de l’isolation de l’habitat une priorité budgétaire du quinquennat ». Ses propositions sont cependant moins précises concernant les mesures concrètes permettant d’atteindre cet objectif et les moyens mobilisés pour y parvenir.

 

Pour le groupe Effy, la transition énergétique et la croissance verte s’opéreront notamment grâce aux actions d’efficacité énergétique, en particulier la rénovation énergétique. De plus, comme l’a montré  « l’initiative Rénovons ! », un programme ambitieux de rénovation des passoires énergétiques est bénéfique au plan économique, social, environnemental et sanitaire.

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