Une hausse de près de 6% ! Ce week-end, les prix des tarifs réglementés de l’électricité ont augmenté pour près de 28 millions de consommateurs. Pourquoi les prix augmentent-ils ? Que paye-t-on vraiment dans sa facture d’électricité ? Quelles solutions pour limiter la hausse des prix ? A l’ensemble de ces questions, le Groupe Effy apporte une réponse.

Pourquoi les prix augmentent-ils ?

Le marché de détail de l’électricité française est composé de deux types d’offres : Les tarifs réglementés d’électricité définie par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) et les offres de marché dont les prix sont librement fixés par les fournisseurs.

(Baromètre Info-Energie du Médiateur National de l’Energie)

L’augmentation des tarifs réglementés est dû d’une part à l’augmentation importante des prix sur les marchés de gros de l’énergie et d’autre part au doublement des prix des garanties de capacité.

La hausse des prix des matières premières a entrainé une forte augmentation des prix de l’électricité sur les marchés de gros : 35€/MWh en janvier 2017 à 59€/MWh en décembre 2018. Cette augmentation des prix sur les marchés de gros renchérit le coût d’approvisionnement des fournisseurs. Il était donc nécessaire d’aligner davantage les TRV sur les prix de marché de l’électricité.

Enfin, le prix de la « capacité », un dispositif destiné à rémunérer la disponibilité des centrales électriques pour renforcer la sécurité d’approvisionnement a considérablement augmenté en l’espace de deux ans passant de 9.3€/KWh en décembre 2017 à 18€/KWh en décembre 2019.

Cependant, cette hausse est à relativiser. Une étude Eurostat en date du 21 mai dernier révèle que le prix moyen de l’électricité à usage domestique pour 100 kWh  en 2018 était de 21,1 euros en moyenne au sein de l’Union Européenne, alors qu’en France il était de 18 euro. A titre de comparaison, le prix est beaucoup plus élevé en Allemagne s’élevant à 30 euros, soit plus de deux fois celui de la France.

 

Mais en réalité, que paye-t-on ?

Il est bien difficile de s’y retrouver dans toutes les composantes d’une facture d’électricité… Au total, on peut décomposer la facture d’électricité en trois parts : un tiers pour la fourniture d’électricité (production et commercialisation), un tiers pour l’acheminement (les réseaux de transport et de distribution) et un tiers pour la fiscalité (taxes et contributions). Les tarifs réglementés de vente de l’électricité sont ainsi établis par addition des coûts d’approvisionnement en énergie, d’acheminement et de commercialisation, autrement dit « tarification par empilement ».

Ainsi, prenons l’exemple de l’efficacité énergétique, un ménage consacrera entre 3 et 3.5% de sa facture d’électricité au financement des aides aux économies d’énergie (primes pour l’isolation des logements ou l’installation d’une chaudière performante par exemple, dont l’ensemble des consommateurs et notamment les plus modestes peuvent bénéficier. Cela est à mettre au regard de notre contribution au développement des énergies renouvelables (près de 11% de la facture) ou encore de la TVA (près de 15% de la facture).

Il est essentiel d’avoir pour le consommateur de la lisibilité sur les différents coûts qui pèsent sur la facture, cette transparence favorise la compréhension, c’est pourquoi Effy a décomposé en infographie l’ensemble des coûts qui pèsent sur la facture d’électricité au tarif réglementé :

Quelles solutions pour lutter contre la hausse des prix ?

Il est important de rappeler un point important, le montant à payer sur notre facture d’électricité ne dépend pas seulement du prix du kWh, il est aussi le résultat de notre consommation.

Pour baisser notre consommation, les pouvoirs publics ont mis en place des dispositifs d’incitation permettant de financer une part importante des travaux de rénovation énergétique chez les particuliers.

Du côté de l’isolation thermique, il existe des solutions simples et accessibles : l’isolation à partir de 1€ proposé par le Pacte Energie Solidarité en est une bonne illustration. Compte tenu des économies d’énergie sur la facture de chauffage (jusqu’à 25% pour une facture moyenne à 1600€/an), du gain de confort et de l’amélioration du diagnostic de performance énergétique, il s’agit d’une action prioritaire à réaliser dans son logements si les combles, la cave ou les sols ne sont pas isolés.

Du côté du chauffage, on peut penser au « coup de pouce de chauffage » qui permet à l’ensemble des français de toucher une prime allant jusqu’à 4000€ pour remplacer une ancienne chaudière utilisant des énergies fossiles par une chaudière utilisant des énergies renouvelables. Le Groupe Effy, via le Pacte Energie Solidarité, propose même pour les ménages les plus modestes, des pompes à chaleur à partir de 1€ en combinant les aides de l’ANAH et le « Coup de pouce chauffage ».

 

Télécharger l’infographie