Le 1er novembre a débuté la trêve hivernale mettant fin aux expulsions locatives ainsi qu’aux coupures d’énergie pour les ménages. Jusqu’au 31 mars 2019, les fournisseurs d’électricité ou de gaz ne pourront procéder à l’interruption pour non-paiement des factures, de la fourniture d’électricité ou de gaz aux personnes ou familles.Près d’un tiers des français limite leur chauffage faute de moyens

Selon les chiffres du médiateur national de l’énergie publiés mardi dernier 30% des français ont restreint leur consommation de chauffage l’hiver dernier afin de diminuer leurs dépenses énergétiques. D’autres chiffrent confirment l’ampleur des difficultés des ménages liées à la précarité énergétique.  En effet, l’étude du médiateur national de l’énergie indique que 9% des français ont eu des difficultés pour régler certaines factures de chauffage.

C’est un fait, les prix de l’énergie ne cessent d’augmenter. Entre 2007 et 2016, la facture des personnes chauffées à l’électricité a augmenté de 40%, et de près de 20% pour celles chauffées au gaz[1]. Rien que pour la seule année 2018, les prix de l’énergie ont connu une forte hausse : + 0.8% des tarifs réglementés d’électricité au 1er février 2018, + 7.5% des tarifs réglementés de gaz au 1er juillet 2018 et plus récemment, + 5.8% des tarifs réglementés de gaz au 1er novembre… En cumulé, les prix du gaz auront augmenté de 13% sur l’année 2018.

 

La difficulté croissante des ménages à payer leur facture d’énergie

En 2017, les fournisseurs d’énergie avaient déclaré au médiateur national de l’énergie avoir fait mettre en œuvre 544 000 suspensions de fourniture ou limitations de puissance à la suite d’impayés (450 000 en électricité et 94 000  en gaz naturel).

En effet, un accroissement de la précarité, des coûts de l’énergie et du logement, et la mauvaise qualité thermique de millions de logements, ont conduit sur une période récente à l’explosion de la « précarité énergétique ». Ainsi, selon l’INSEE en 2015, des dépenses d’énergie supérieures à 10% sont constatées chez 3,6 millions de ménages représentant près de 6,6 millions de français.

Initialement, l’Etat avait mis en place les tarifs sociaux de l’énergie (tarif de première nécessité pour l’électricité et tarif spécial de solidarité pour le gaz naturel) pour aider les plus modestes à payer leurs factures d’énergie. Cependant, depuis le 1er janvier 2018, l’Etat a généralisé le chèque énergie en remplacement des tarifs sociaux. Ce chèque énergie, d’un montant de 48 à 227 euros, peut être utilisé pour payer les factures d’énergie mais aussi, pour financer des travaux de rénovation énergétique.

Si cette mesure constitue un coup de pouce pour le pouvoir d’achat des ménages, elle ne change pas durablement la situation du ménage face à la précarité énergétique.

 

La rénovation énergétique, seul moyen efficace de lutte contre la précarité énergétique

Jean Gaubert, Médiateur National de l’Energie l’a rappelé le 30 octobre dernier sur Europe 1 : « Je souhaite que des mesures soient prises pour faire disparaître les passoires énergétiques. Je milite pour que l’on envisage de mettre en place un système de bonus-malus pour encourager les propriétaires à faire des travaux de rénovation énergétique ». Si l’idée d’un bonus-malus pour les propriétaires bailleurs fait son chemin… l’heure est aujourd’hui à l’action !

Des solutions existent pour rénover les passoires énergétiques, améliorer l’isolation du bâti, rendre le chauffage plus performant et économe. L’Etat a lancé en février dernier le « Coup de pouce économie d’énergie ». Ainsi, du 1er avril 2018 jusqu’au 31 décembre 2020, les ménages en situation de précarité énergétique bénéficieront d’un coup de pouce financier, pour les inciter à remplacer leur chaudière fioul existante par une solution de chauffage utilisant les énergies renouvelables et/ou à réaliser l’isolation de leurs combles ou de leurs toitures.

Le Groupe Effy signataire de ce coup de pouce via trois de ses filiales (CertiNergy, QuelleEnergie.fr, Pacte Energie Solidarité), fait ainsi bénéficier aux ménages modestes des primes intéressantes pour financer leurs travaux :

  • 3000€ au bénéfice des ménages dits « très modestes » pour le changement d’une chaudière fioul par celle utilisant des énergies renouvelables ;
  • 2000 € au bénéfice des ménages dits « modestes » pour le changement d’une chaudière fioul par celle utilisant des énergies renouvelables ;
  • Isolation des combles perdus avec un reste à charge à partir de 1€.

On le voit, des solutions durables existent pour lutter contre la précarité énergétique et ainsi ne plus subir le froid chez soi !

 

[1] Rapport national du Médiateur de l’Energie – 2016