Factures en hausse : 4 organisations demandent une réponse forte
La flambée des prix de l’énergie remet la précarité énergétique au centre du débat. Dans ce contexte, quatre organisations, le Réseau Cler, le Réseau Action Climat, le Secours Catholique-Caritas France et T&E France, appellent l’État à aller au-delà des aides ponctuelles. Leur demande : bâtir un cadre durable pour garantir l’accès à l’énergie dans le logement et la mobilité.
Pourquoi ces associations demandent une nouvelle loi ?
Leur constat est simple : les dispositifs actuels ne suffisent plus à protéger les ménages les plus fragiles face à la hausse des factures. En France, 3,1 millions de foyers sont en situation de précarité énergétique, selon les chiffres relayés par le réseau Cler. Plus largement, l’ONPE estime que 10,1 % des ménages étaient concernés en 2023, soit environ 3,1 millions de foyers.
Les associations défendent donc un projet de loi qui lierait trois volets :
le chiffrage des besoins ;
les outils d’accompagnement pour les ménages ;
les moyens de financement.
L’idée est d’éviter que la transition énergétique ne pèse davantage sur les budgets déjà contraints.
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Quelles pistes sont mises sur la table ?
Leur proposition repose d’abord sur un renforcement des aides existantes, comme MaPrimeRénov’ pour les rénovations d’ampleur, le chèque énergie ou encore les solutions de mobilité plus sobres. Les organisations souhaitent aussi la création d’un “soutien temporaire pour l’accès à l’énergie”, sous la forme d’un versement direct mensuel ou annuel aux ménages vulnérables pour absorber les hausses de prix.
Autre pilier : un “fonds de solidarité pour l’énergie”. Il serait alimenté à la fois par des mécanismes existants, comme l’ETS1, l’ETS2 ou la contribution climat-énergie, et par de nouvelles recettes ciblant notamment les activités les plus polluantes et les actifs financiers carbonés. D’après le réseau Cler, l’ETS2 pourrait rapporter 6,5 milliards d’euros par an à partir de 2028.
Un enjeu social, mais aussi de transition
Au-delà de l’urgence sociale, les associations veulent défendre une logique de long terme : aider les ménages à sortir de leur dépendance aux énergies fossiles, notamment par la rénovation performante des logements. Le sujet est d’autant plus sensible que, selon l’ONPE, 35 % des consommateurs déclaraient en 2025 avoir souffert du froid dans leur logement, et ce taux montait à 59 % parmi les bénéficiaires du chèque énergie.
Le message est clair : compenser les hausses de prix ne suffira pas. Pour limiter durablement les factures, il faut aussi financer des solutions capables de réduire les consommations. C’est sur ce point que ce projet de loi entend déplacer le débat, en faisant de l’accès à l’énergie un enjeu à la fois social, budgétaire et structurel.
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