Chauffage : les DPE A à C consomment jusqu’à deux fois moins

Les logements les plus performants sur le plan énergétique continuent de faire la différence sur la facture. Selon une étude, les logements classés A à C consomment jusqu’à deux fois moins d’énergie pour le chauffage que les logements classés F et G. Les usages des occupants restent toutefois un facteur déterminant dans les écarts observés.

Les logements performants réduisent fortement les besoins de chauffage

Basée sur l’analyse de 158 millions de données issues des compteurs communicants, l’étude de Watt Watchers menée sur 21 000 foyers français durant l’hiver 2025-2026 confirme le poids du chauffage dans les dépenses énergétiques des ménages. Durant l’hiver, il représente jusqu’à 64 % de la consommation totale du foyer. Et ce alors même que se chauffer coûte de plus en plus cher.


Les performances thermiques du logement apparaissent comme un facteur déterminant. À surface et localisation comparables, les logements classés A à C affichent des consommations de chauffage inférieures de 39 % à 52 % par rapport aux logements classés F et G.


Ces écarts traduisent directement l’impact de l’isolation, de la qualité des équipements et des déperditions thermiques sur les besoins de chauffage hivernaux.
 

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Les comportements peuvent faire varier la facture de 90 %

L’étude montre toutefois que le DPE ne suffit pas à expliquer tous les écarts observés. À performance énergétique équivalente, les consommations peuvent varier jusqu’à 90 % selon les usages des occupants !


Plusieurs facteurs influencent directement les dépenses :

  • la température de chauffage choisie
  • la durée quotidienne de chauffe
  • l’utilisation d’équipements d’appoint


Les données montrent par exemple qu’un foyer chauffé à 21 °C consomme jusqu’à 14 % de plus qu’un logement maintenu à 19 °C.

 

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Radiateur

Des écogestes simples, encore trop peu adoptés

L’étude identifie plusieurs leviers particuliers efficaces

  • baisser le chauffage de 1 °C permet en moyenne 7 % d’économies
  • ajuster les plages de chauffe selon les pièces et les moments de la journée peut générer jusqu’à 12 % d’économies. 

     

Malgré leur efficacité, ces écogestes restent trop peu systématiques. Seuls 22 % des foyers analysés ont réduit leur température de chauffage lorsque cela était pertinent, tandis que moins de 12 % optimisent régulièrement leurs plages de chauffe.


Pour Laurent Fournier, porte-parole du programme, la réduction des consommations repose autant sur les travaux de rénovation que sur l’évolution des usages quotidiens. 

Pour faire baisser la facture durablement, l'amélioration des perfomances thermiques du logement grâce aux travaux reste donc un incontournable, et peut être financés grâce aux différentes aides disponibles (MaPrimeRénov', Prime Effy, éco-prêt à taux zéro, etc.)
 

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Melissa Goueslain

Spécialisée en rénovation énergétique, j’aide à décrypter l’actu du secteur, et vous partage les meilleurs conseils sur les aides et les travaux.

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