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Bâtiment : comment séduire les jeunes générations ?

Par Rose Colombel

Publié le 22/10/2021 à 14h42

La Fédération Française du Bâtiment (FFB) organisait, jeudi 21 octobre, le 9e « Sommet de la Construction », l’occasion de dévoiler ses propositions en vue du prochain quinquennat, et d’annoncer la publication de son manifeste : « France, Terre de Bâtisseurs ». Parmi les projets de la Fédération, poursuivre ses actions pour rendre toute son attractivité aux métiers du BTP

A six mois du premier tour de l’élection présidentielle, la FFB présente « France, Terre de Bâtisseurs ». Le manifeste détaille les propositions de la fédération en vue du prochain quinquennat ; des propositions débattues lors du 9e Sommet de la Construction organisé le 21 octobre dernier, salle Wagram à Paris.

 

Le livret s’articule autour de 4 grands axes :
 

  • Faire du logement une grande cause nationale
  • Assumer la transition énergétique et valoriser l’innovation
  • Simplifier la vie des entrepreneurs
  • Promouvoir l’emploi durable et lutter contre la fraude

 

Dans ce 4e chapitre, la FFB appelle notamment à la mise en place d’un dispositif de départ anticipé en retraite, à limiter la sous-traitance en cascade et à faire en sorte que les formations proposées par l’Education nationale répondent mieux aux attentes des entreprises du secteur.

BTP : des métiers encore trop méconnus

Le secteur du BTP a encore bien du mal à attirer de nouveaux talents, et ce malgré des chiffres de l’apprentissage en hausse. « Cette année, nous tournons autour de 73 000 contrats » contre 50 000 avant la mise en œuvre de la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel, a précisé Marie Dupuis-Courtes, présidente de la commission Développement des compétences de la FFB.

 

« C’est une grande chance et une opportunité pour les entreprises. Cependant nous constatons aujourd’hui que tout n’est pas résolu. L’orientation est un grand sujet. On se rend compte que dans les collèges, nos métiers sont méconnus », a-t-elle souligné, regrettant que les enseignements manuels et le geste, ne soient pas suffisamment valorisés.

 

L’orientation auprès des jeunes en quête de sens est pourtant essentielle. « Nous accueillons de plus en plus de jeunes qui ont suivi une première formation qui ne leur correspondait pas ». Il est ainsi nécessaire de donner « une vision plus claire du monde du travail à nos jeunes qui ne connaissent souvent que le métier de leurs parents ».

Donner un nouvel élan à l’apprentissage dans le bâtiment

Pour la députée Valérie Rabault, il faut « changer d’échelle » et créé un nouveau récit pour que les jeunes soient fiers de rejoindre le secteur et de leurs réalisations sur les chantiers. « Le bâtiment garde l’image d’un métier difficile ». Mais un nouvel élan pourrait être donné si la filière s’appuyait davantage sur la transition écologique, et notamment sur la rénovation énergétique.

 

Elle a également souligné la nécessité de donner « un horizon aux jeunes ». « Le bâtiment c’est le sujet pour lequel, chaque année, il y a des modifications fiscales. On ne s’y retrouve plus ». Il faut ainsi  « fixer un cap au début d’une législature et s'y tenir pendant 5 ans. Quand vous saupoudrez, quand vous disséminez, vous n’avez pas une architecture puissante qui encouragent les jeunes à participer à cette construction ».

Parler le langage des jeunes

« Un maitre-mot, c’est l’innovation. Si on veut parler à la jeunesse, il faut lui parler de ce qui l’intéresse », a pour sa part estimé Guillaume Lacroix, président du Parti radical de gauche. « Le bâtiment réunit l’innovation et la réalisation durable d’édifices de savoir-faire manuels et intellectuels ».

 

Attirer les jeunes, c’est également leur proposer de se former à une filière dans laquelle ils peuvent s’épanouir. « Dans le bâtiment, il y a des enjeux de pénibilité extrêmement forts. Il faut concevoir des parcours professionnels qui permettent malgré tout d’évoluer ».

 

Il est également important de repenser les métiers selon les tendances du secteur (gestion de l’approvisionnement par exemple), de faire collaborer les filières industrielles et de rappeler combien le bâtiment participe à l’évolution des sociétés et des civilisations, en termes d’habitat.

Rose Colombel

Journaliste pour Effy

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