Rénovation énergétique : ce qui change au 1er avril 2024

Sommaire

Ce début de mois d’avril 2024 est accompagné de plusieurs changements en matière  de rénovation énergétique. Aides pour le chauffage au bois, audit énergétique, ou encore prix du gaz : Effy fait le point.

En bref

🪵 Baisse de 30% des forfaits MaPrimeRénov’ pour les équipements de chauffage au bois

📊 Entrée en vigueur du nouvel audit énergétique obligatoire

📉 -7% sur le prix moyen du gaz en avril

30% d’aides en moins pour le bois

Ce n’est pas un poisson d’avril : depuis le 1er avril, les forfaits MaPrimeRénov’ pour les équipements de chauffage au bois ont diminué de 30%. Cela représente entre 300 et 1000€ d’aides en moins, en fonction des revenus du ménage et du coût du dispositif : pour les poêles à granulés ou à bûches, l’aide passe ainsi de 2500 à 1800€ pour les ménages les plus modestes, et de 2000 à 1500€ pour les ménages modestes.

 

Le ministre de la Transition écologique avait justifié cette décision par une volonté de préserver les forêts françaises, élément essentiel de la biomasse. 

 

Une mesure incomprise par le secteur qui met en avant les avantages de ce mode de chauffage, qui avait connu un fort succès auprès des Français ces dernières années : en 2022 par exemple, 510 000 poêles, foyers et chaudières à bois ont été installés. Mais l’année 2023 a vu une baisse des ventes, notamment pour les chaudières à granulés.

 

Sur le même sujet : Poêle à granulés : état des lieux des prix et des aides en 2024

L’audit énergétique obligatoire pour les aides et les ventes immobilières

Depuis la simplification annoncée de MaPrimeRénov’, qui entrera en vigueur au 15 mai prochain, le DPE n’est plus obligatoire pour bénéficier des aides. Mais l’audit énergétique, lui, reste une étape nécessaire dans le parcours MaPrimeRénov’ Rénovation globale, qui concerne des bouquets de travaux permettant de gagner au moins deux classes énergétiques.

 

C’est l’interlocuteur Mon Accompagnateur Rénov’, chargé d’assister les ménages dans leur parcours de rénovation d’ampleur, qui réalise l’audit au début de sa mission en examinant la performance énergétique d’un logement et identifiant les axes d’amélioration possibles.

 

Pour en savoir plus : Quels changements pour MaPrimeRénov’ en 2024 ? Réponses à vos questions !

 

Actuellement, deux types d’audits existent : l’audit énergétique incitatif et l’audit énergétique obligatoire. Mais depuis le 1er avril 2024, l’audit incitatif a fusionné avec l’audit obligatoire.

 

À noter que les audits incitatifs réalisés après le 1er avril ne pourront plus être utilisés ou financés par MaPrimeRénov’. S’ils ont toutefois été réalisés avant cette date, les ménages auront jusqu’au 30 septembre 2024 pour les utiliser ou les faire financer par MaPrimeRénov’. Mais dès le 1er octobre, ils seront définitivement écartés au profit du nouvel audit énergétique obligatoire.

 

Celui-ci est plus proche des audits réglementaires actuels, qui suivent un modèle défini officiellement. Ces derniers sont actuellement demandés pour la vente d’une maison individuelle ou d’un immeuble en monopropriété comportant plusieurs logements classés F ou G au DPE, depuis le 1er avril 2023, et pour les logements classés E dès le 1er janvier 2025.

 

Le format de cet audit obligatoire est basé sur la même méthode de calcul que le DPE, appelé 3CL. Comme l’ancien audit réglementaire, le nouvel audit énergétique obligatoire reprend deux scénarios de rénovation :

 

  • Un premier scénario de travaux en une seule étape, qui doivent permettre de gagner au moins deux classes de performance énergétique.

  • Un deuxième scénario de travaux en plusieurs étapes, qui permettraient par exemple de gagner d’abord deux classes, puis une troisième avec de nouveaux travaux. 

 

Ils pourront être complétés par une proposition plus ambitieuse si les propriétaires le souhaitent. 

 

Si l’audit incitatif avait une durée indéterminée, le nouvel audit énergétique obligatoire a une validité de 5 ans. Comme c’est le cas actuellement, la nouvelle version de l'audit pourra être financée jusqu'à un maximum de 500 € par la prime de l'Agence nationale de l'habitat (Anah) dans le cadre de MaPrimeRénov’.

Le prix du gaz continue de baisser

Le 1er avril marque également la mise à jour annuelle des coûts de transport et de stockage du gaz, qui ont un impact sur le tarif du gaz des consommateurs, surtout depuis la fin des contrats de fourniture de gaz aux Tarifs Réglementés de Vente (TRV) le 30 juin 2023. En effet, la matière première gaz ne représente que 40% de la facture globale.

 

Mais malgré cette augmentation des tarifs de transport et de stockage, le prix moyen du gaz reste en baisse de 7% par rapport au mois de mars 2024, selon le prix repère de vente du gaz naturel publié chaque mois par la Commission de régulation de l’énergie. Ce prix indicatif a pour but de refléter une estimation des coûts d’approvisionnement, d’acheminement et les coûts commerciaux des fournisseurs. Le tarif moyen du gaz poursuit donc sa baisse entamée en décembre dernier.

 

À lire aussi : Prix du gaz : à quoi faut-il s'attendre pour le reste de 2024 ?

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