Covid-19 : les professionnels du bâtiment inquiets

 

 

Face à l’épidémie de Coronavirus qui frappe le pays, le secteur de la construction a de plus en plus de difficultés à poursuivre son activité. Les professionnels exhortent donc le gouvernement de les laisser mettre à l’arrêt leurs chantiers, sauf urgences.

 

C’est indéniable, tous les corps de métiers en France sont durement frappés par la déferlante Covid-19. Les entreprises du BTP notamment se mobilisent pour faire valoir leurs droits. En effet, elles invoquent l’impossibilité de poursuivre leur activité de façon normale face aux événements en cours. Focus sur les raisons de ces protestations qui concernent plus de 2 millions de salariés dans le pays.

La situation actuelle dans le secteur

Les consignes ont été très clairement données par Emmanuel Macron dans son intervention du lundi 16 mars 2020 : "Toutes les entreprises doivent s'organiser pour faciliter le travail à distance". Seulement, quand il s’agit de changer une chaudière ou refaire l’isolation de combles, il est évident que ces directives ne sont pas applicables. Si tous les français sont désormais appelés à rester chez eux, qu’en est-il du maçon et du plombier qui oeuvrent à répondre aux besoins des particuliers, quid des ouvriers et chefs de chantiers mobilisés sur le terrain au quotidien ?

 

La Fédération du Bâtiment a indiqué au lendemain des déclarations du président de la République que «Si les circonstances le permettent (accord du maître d’ouvrage, accord des salariés…), les entreprises peuvent poursuivre leur activité en respectant strictement les consignes sanitaires données par le gouvernement ». Sauf que concrètement, continuer à travailler est de moins en moins faisable. Les forces présentes, touchées progressivement par le virus, se font plus rares, les contacts entre les parties sont difficilement évitables, les approvisionnements en matériaux moins réguliers et certains projets sont interrompus par les forces de l’ordre. Au final, c’est une confusion généralisée qui s’est instaurée, et aucune consigne claire de l'État n’est là pour y répondre.

Les revendications des pros

Le message est donc clair : il faut arrêter les chantiers. Plus précisément, le secteur du bâtiment demande au gouvernement une cessation temporaire de dix jours afin de pouvoir s’organiser et assurer la santé et la sécurité de ses acteurs. En ce sens, la CAPEB — syndicat patronal de l’artisanat du bâtiment — a d’ores et déjà appelé les chefs d’entreprise à cesser toute activité.

 

Dans les faits, ils sont déjà nombreux à avoir placé leurs salariés en RTT, congés payés ou même chômage partiel. D’autre part, bon nombre de travailleurs font appel à leur droit de retrait, estimant que les conditions de travail actuelles présentent un danger réel pour eux, celui de la contamination.

Et maintenant ?

L’activité du secteur n’est pas totalement immobilisée. Les dépannages d’urgence peuvent se poursuivre, les professionnels devant être munis de l’attestation sur l’honneur de déplacement, et les fournisseurs s'engagent à délivrer le nécessaire pour ces interventions. Néanmoins, les acteurs du bâtiment attendent résolument une réaction et des solutions concrètes de la part de l’Etat pour envisager un semblant de retour à la normale.

 

Entreprise, artisans, sachez que des aides spécifiques ont été mises en place pour vous face à l’épidémie de coronavirus. Nous les avons répertoriées pour vous. Et avant toute chose, n’oubliez pas que votre santé reste prioritaire. Gardez à l’esprit de bien vous protéger et de protéger les autres. Appliquez la distanciation sociale et respectez les consignes d’hygiène émises par le ministère de la santé.

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