Nos 5 conseils pour préparer l’arrivée de l’hiver
L’entrée dans l’automne et la baisse des températures extérieures nécessiteront bientôt le rallumage de vos installations de chauffage. Dans un contexte d’instabilité des prix de l’énergie, anticiper la période hivernale permet de préserver son confort tout en maîtrisant sa facture énergétique. Pour aborder la saison froide en toute sérénité, voici 5 conseils pratiques.
1. Les bons réflexes avant de remettre en route votre installation de chauffage
Anticiper quelques actions simples permet d’éviter les risques de pannes au moment du rallumage de vos installations et d’optimiser leur rendement. Il est ainsi conseillé, dès l’automne, de :
Planifier l'entretien annuel obligatoire de votre chaudière : si vous êtes équipés d’une chaudière au gaz, au fioul ou au bois, le début de l’automne est le moment idéal pour faire réaliser son entretien par un professionnel certifié. Ce contrôle prévient les pannes, garantit votre sécurité et prolonge la durée de vie de votre équipement.
Purger vos radiateurs : si vous êtes chauffés par des radiateurs à eau, il est recommandé de les purger avant de les rallumer. Si à l’allumage, vous entendez des bruits d'eau ou que la partie supérieure de vos émetteurs reste froide, de l'air est probablement emprisonné dans le circuit et la purge est alors nécessaire.
Vérifier la pression du réseau : pour les systèmes de chauffage central, il est important de contrôler régulièrement le manomètre de votre chaudière, la pression idéale se situant généralement entre 1 et 1,5 bar.
Dépoussiérer les émetteurs : quelle que soit la nature de votre installation, la poussière accumulée sur les radiateurs ou les ventilo-convecteurs (dans le cas des pompes à chaleur air-air) fait obstacle à la diffusion de la chaleur. Un simple nettoyage améliore leur efficacité.
Ramoner les poêles à bois et cheminées : le ramonage est obligatoire au moins une fois par an et doit être confié à un professionnel certifié. Il permet de prévenir les risques d’incendie ou d’intoxication au monoxyde de carbone et améliore le rendement de votre installation.
- Nettoyer les unités extérieures des pompes à chaleur : afin d’éviter l’encrassage des unités extérieures, il est recommandé de les dépoussiérer et d’enlever les éventuels débris, feuillages et branches pouvant empêcher l’air de circuler correctement.
2. Améliorer l’isolation de votre logement
L’adage est bien connu : l’énergie la moins chère est celle que l’on ne consomme pas. Afin de réduire vos consommations énergétiques liées au chauffage et d’améliorer votre confort thermique, optimiser l’isolation de votre logement est donc une priorité.
Jusqu’à 30% des déperditions thermiques s’effectuent par la toiture ou les combles peu ou mal isolés. Viennent ensuite les murs qui peuvent être responsables de 20 à 25% des déperditions. Agir sur l’isolation de l’enveloppe de votre logement, toiture et murs notamment, est donc l’action d’amélioration de la performance énergétique la plus efficace. Elle présente le double avantage suivant :
Lutter contre le gaspillage énergétique et réduire vos factures ;
- Éviter les effets désagréables de parois froides et conserver une température homogène dans les pièces de votre logement.
Vous pourrez ensuite redimensionner vos systèmes de chauffage en fonction des nouvelles performances de votre logement ou envisager le remplacement de votre installation de chauffage.
3. Faire le choix de la pompe à chaleur
Dans un logement correctement isolé et équipé d’un réseau de radiateurs hydrauliques, la pompe à chaleur air-eau est une très bonne option. Remplacer une chaudière vétuste ou énergivore par une pompe à chaleur constitue un arbitrage économique intéressant dans un contexte de hausse continue du prix des énergies fossiles.
En puisant les calories présentes naturellement dans l'air extérieur, la pompe à chaleur restitue davantage d'énergie qu'elle ne consomme d'électricité. Son rendement élevé permet à la fois de :
- Réduire significativement vos coûts de chauffage par rapport à une ancienne chaudière au gaz ou au fioul et diviser votre facture par deux ;
- Améliorer l’étiquette énergie du DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) de votre logement et le valoriser.
4. Installer un poêle à bois ou à granulés en appoint
Pour compléter votre installation principale et réduire votre dépendance au réseau électrique, au gaz ou au fioul lors des pics de froid, le chauffage au bois est une solution intéressante.
Installer un poêle à bûches ou à granulés dans votre pièce de vie principale constitue un appoint appréciable. Les poêles actuels offrent de bons rendements et permettent de chauffer rapidement les espaces, tout en limitant la sollicitation de votre système de chauffage principal, notamment par grand froid.
L’intérêt de se doter d’un chauffage d’appoint au bois est double :
- Une optimisation de la facture énergétique, le bois étant un combustible économique à l’usage ;
- Une atmosphère chaleureuse et conviviale grâce au plaisir visuel de la flamme et au crépitement du bois.
5. Ajuster ses habitudes et adopter les bons réglages au quotidien
Enfin, se préparer à l’hiver, c’est aussi adopter de bonnes habitudes de consommation. Maîtriser votre facture passe en effet par des gestes de sobriété faciles à adopter au quotidien :
Ajuster la température intérieure : pour un confort sain, il est conseillé de chauffer à 19°C les pièces de vie et à 17°C les chambres. Abaisser la température d'un seul degré permet de réduire sa consommation d'énergie d'environ 7%.
Adapter la température à son rythme de vie : baisser la température en votre absence et durant la nuit est une attitude vertueuse évitant de chauffer inutilement des pièces vides. Installer des thermostats ou un système de régulation complet peut vous y aider.
- Aérer efficacement : il est recommandé d’ouvrir ses fenêtres en grand pendant 5 à 10 minutes chaque jour afin de renouveler l'air intérieur sans refroidir la masse des murs.







