Retour de l’humidité : comment bien choisir sa ventilation ?
Nous l’avons tous constaté : le froid est de retour et, avec lui, les premières pluies d’automne. Cette météo nous incite à fermer nos fenêtres et à monter le chauffage. Sans ventilation efficace, nous créons alors des conditions propices au stockage de l’humidité dans nos intérieurs, avec le risque de générer de l’inconfort thermique, de la buée, des odeurs de renfermé ou des moisissures. Pourquoi ventiler et comment bien s’équiper ? Réponse dans cet article.
Pourquoi est-il indispensable de ventiler en saison froide ?
Deux raisons principales font de la ventilation un équipement central de votre logement, notamment quand il fait froid :
- Une ventilation inexistante ou défectueuse est néfaste pour votre santé et le bâtiment : fermer hermétiquement son logement sans ventiler en fait un nid à polluants (composés organiques volatils, CO2, allergènes), accélère la prolifération des acariens (qui adorent l’humidité) et favorise le développement de moisissures. Un manque de ventilation accélère par ailleurs la dégradation prématurée de votre bâti (peintures, plâtres, structures bois).
- Une mauvaise ventilation est coûteuse car l’air humide coûte plus cher à chauffer : l’eau contenue dans un air humide demande beaucoup d’énergie pour chauffer alors qu’un air plus sec monte plus rapidement en température en demandant moins d’énergie à votre système de chauffage.
N’éteignez donc jamais votre ventilation et n’arrêtez jamais d’aérer pour « garder la chaleur », c’est une fausse bonne idée. Une bonne ventilation est indispensable en hiver, pour votre confort, votre santé et la préservation de votre logement.
Quels sont les 3 grands systèmes de ventilation mécanique ?
Trois technologies principales de ventilation mécanique contrôlée (VMC) équipent les logements français :
La VMC simple-flux autoréglable : l’air neuf entre par des grilles situées en haut des fenêtres des pièces sèches (salon et chambres) et l’air vicié est extrait grâce à un moteur relié aux pièces humides du logement (cuisine et salle de bain).
Dans ce modèle, le débit d’air reste continu.
La VMC simple-flux hygroréglable (de type A ou B) : le fonctionnement de base est le même que pour la VMC simple flux autoréglable, avec en complément une adaptation automatique du débit d’air en fonction du taux d’humidité détecté dans les pièces de votre logement.
Dans le type A, seules les bouches d’extraction sont hygroréglables alors que dans le type B, les entrées d’air sont elles aussi hygroréglables. Cette fonctionnalité permet jusqu'à 15% d'économies de chauffage par rapport à une ventilation autoréglable.
La VMC double-flux : dans ce modèle, le flux d’air neuf et le flux d’air vicié se croisent dans un un échangeur thermique (sans jamais se mélanger), permettant de récupérer jusqu’à 90% de la chaleur de l’air sortant pour réchauffer l’air entrant.
C’est le modèle le plus efficace énergétiquement.
Dans certains cas, une VMC ponctuelle (ou décentralisée) ou une VMI (ventilation mécanique insufflée) pourront être installées.
La VMC ponctuelle est un petit extracteur individuel évacuant l’air vicié de la pièce dans laquelle il est installé.
La VMI fonctionne à l’inverse d’une VMC : elle insuffle de l’air neuf extérieur filtré et préchauffé dans le logement, ce qui pousse l’air humide vers l’extérieur, sans réseau de gaines complexe.
Quel système de ventilation choisir pour votre logement ?
Quelques critères simples permettent de choisir parmi les technologies du marché, en fonction de votre type d’habitat, du niveau d’isolation de votre logement et de l’ampleur des travaux envisagés.
4 cas de figure principaux existent selon que vous envisagiez une intervention ponctuelle ou des travaux de rénovation d’ampleur.
En cas d’intervention simple, sans travaux lourds :
1. Vous êtes en appartement ou souhaitez réaliser des travaux peu coûteux : la VMC simple-flux autoréglable et la VMC simple-flux hygroréglable type A sont les plus adaptées car elles sont faciles à installer en remplacement d'un caisson existant, ne demandent pas de modifications lourdes et restent abordables pour les petits budgets.
2. Vous habitez une maison sans combles ou faux-plafond : l’impossibilité de faire passer des gaines vous orientera vers une VMC ponctuelle ou une VMI car ces systèmes traversent directement vos murs extérieurs sans réseaux de tuyaux dans votre logement.
En cas de rénovation globale :
3. Vous rénovez un logement moyennement isolé avec accès aux combles ou faux-plafond : il est recommandé de vous orienter vers une VMC simple-flux hygroréglable type B car elle est alors un bon compromis performance-prix. Elle limite le gaspillage de chaleur en se réglant selon votre production de vapeur dans le logement.
4. Vous vous lancez dans une rénovation globale avec isolation complète de votre logement : la VMC double-flux est la solution idéale car elle nécessite une excellente étanchéité à l’air pour fonctionner de manière optimale. Ce système supprimera tout risque de courants d’air froid et maximisera votre confort thermique.
Dans tous les cas, l’installation ou le remplacement de votre système de ventilation sera réalisé par un professionnel qualifié, du diagnostic d’implantation jusqu’à la mise en service.







