Éco-PTZ : un léger recul des prêts au premier semestre 2026
Après une année 2025 dynamique, l'éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) marque le pas en 2026. Au premier semestre, le nombre de prêts accordés diminue de 3 % par rapport à la même période l'an dernier. Malgré ce ralentissement, le dispositif reste un levier important pour financer les travaux de rénovation énergétique des logements.
Près d'un milliard d'euros prêtés pour la rénovation énergétique
Au premier semestre 2026, 62 285 éco-PTZ ont été accordés, contre 64 179 sur la même période en 2025, soit une baisse de 3 %.
Au total, ces prêts représentent 982 millions d'euros de financement, avec un montant moyen de 15 782 € par dossier.
Pour l'ensemble de l'année 2026, l'État anticipe environ 121 000 éco-PTZ individuels, contre près de 126 000 en 2025. Une diminution modérée qui intervient après plusieurs années de progression du dispositif.
Pour rappel, l'éco-PTZ permet aux propriétaires de financer certains travaux de rénovation énergétique sans payer d'intérêts, sous réserve de respecter les conditions d'éligibilité.
Les travaux de rénovation globale mobilisent des prêts plus élevés
Les données du deuxième trimestre 2026 montrent que les travaux réalisés seuls restent majoritaires. Ils représentent 66 % des éco-PTZ accordés, pour un montant moyen emprunté de 9 371 €.
À l'inverse, les projets de rénovation globale nécessitent des financements plus importants. Les prêts consacrés à l'amélioration de la performance énergétique globale atteignent en moyenne 41 914 €, pour un coût moyen des travaux de 58 749 €.
Ces opérations représentent 11 % des prêts accordés au deuxième trimestre, mais 31 % des montants financés.
Autre enseignement : les maisons individuelles concentrent l'essentiel des financements, avec 30 498 prêts sur les 33 490 accordés au deuxième trimestre.
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Un dispositif qui coûte davantage à l'État
Si le nombre de prêts diminue, leur coût pour les finances publiques augmente.
L'éco-PTZ repose sur un mécanisme particulier : les banques accordent des prêts sans intérêts aux ménages et bénéficient, en contrepartie, d'un crédit d'impôt de l'État.
Avec la hausse des taux d'intérêt, cette compensation devient plus coûteuse. La dépense fiscale pourrait ainsi atteindre 256 millions d'euros en 2026, contre 178 millions en 2025, soit une augmentation d'environ 44 %.
Malgré ce coût croissant, l'éco-PTZ conserve un rôle dans le financement de la rénovation énergétique. Il permet notamment de réduire le reste à charge immédiat des ménages et peut, sous conditions, être cumulé avec d'autres aides à la rénovation.
L'enjeu pour les prochains mois : maintenir l'accès au financement des travaux, alors que les dispositifs d'aides publiques continuent d'évoluer.
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