Bouilloires thermiques : un logement sur deux concerné, selon une étude
Alors que les épisodes de chaleur intense se multiplient en France, une étude menée par Pouget Consultants et IGNES à partir de la base DPE de l’ADEME tire la sonnette d’alarme. L’analyse de près de 9 millions d’indicateurs de « confort d’été » montre que la majorité des logements français restent mal préparés aux vagues de chaleur. Plus préoccupant encore : près d’un logement sur deux peut être considéré comme une véritable « bouilloire thermique ».
Neuf logements sur dix mal adaptés aux fortes chaleurs
Selon l’étude, seuls 10 % des logements analysés obtiennent un indicateur de confort d’été jugé « bon ». À l’inverse, près de 50 % sont classés « insuffisants », signe d’un risque élevé de surchauffe lors des périodes caniculaires. Le principal responsable identifié est le manque de protections solaires extérieures, comme les volets ou les stores.
L’étude souligne également qu’un tiers des logements les plus performants sur le plan énergétique (classés A ou B au DPE) sont malgré tout considérés comme des bouilloires thermiques. Un constat qui montre que la performance énergétique hivernale ne garantit pas nécessairement un bon confort en été.
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Paris, Lille et les grandes villes particulièrement exposées
Certaines grandes agglomérations apparaissent particulièrement vulnérables. À Paris, près de 68 % des logements analysés présentent un confort d’été insuffisant. Lille dépasse même les 70 %. Ces territoires cumulent souvent densité urbaine et phénomènes d’îlots de chaleur, qui accentuent les températures ressenties lors des épisodes caniculaires.
Plus de la moitié des audits énergétiques étudiés ne recommandent pas l’installation de protections solaires alors même que le logement en manque. Même dans le neuf, seuls 19 % des logements construits sous la réglementation RE2020 sont considérés comme bien adaptés aux fortes chaleurs.
Un enjeu appelé à devenir prioritaire
Pour les professionnels du secteur, l’adaptation des logements au changement climatique devient désormais aussi importante que la réduction des consommations d’énergie. Ils appellent les pouvoirs publics à accélérer les mesures prévues dans le Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC) afin de mieux protéger les occupants face aux vagues de chaleur qui devraient devenir plus fréquentes et plus intenses dans les années à venir.
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