Votre logement est-il une bouilloire thermique ? 3 signes qui ne trompent pas
Ces dernières semaines ont été marquées par des températures records partout en France. Nous sommes nombreux à découvrir à quel point notre logement résiste mal à la chaleur, et a du mal à se rafraîchir : c’est la définition d’une bouilloire thermique ! Au-delà des ressentis généraux, voici les 3 signes qui montrent que votre maison est particulièrement concernée.
Symptôme n°1 : un logement qui monte (trop) vite en température
Il n’est que 11h du matin, et la conclusion est sans appel : il fait déjà très chaud chez vous à l'intérieur. C’est le signe que les matériaux de votre logement ont un faible déphasage thermique.
Le déphasage thermique, c’est le temps que met la chaleur à traverser un matériau avant d’atteindre l’intérieur du logement. Quand ce déphasage est faible, la chaleur arrive tôt dans la journée. A l’inverse, quand il est élevé, la chaleur n’arrive que quand la température extérieure est déjà descendue et qu’on peut ventiler le logement.
Le remède : isoler davantage votre logement, en prenant soin de choisir des matériaux avec un déphasage thermique plus élevé.
Si vous devez prioriser, choisissez d’isoler d’abord la toiture qui est le point névralgique du confort d’été : elle est responsable de 30 % des transferts thermiques.
On le constate d’ailleurs facilement en faisant le tour de la maison : les pièces situées directement sous les toits chauffent beaucoup plus rapidement que les autres. C’est le signe que l’isolation des combles et du toit mérite d’être revue !
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Symptôme n°2 : des pièces qui restent chaudes même la nuit
Vous connaissez les bons gestes et vous les appliquez scrupuleusement : notamment aérer en grand quand le thermomètre baisse après le coucher du soleil…
Et pourtant, rien à faire : même quand les températures extérieures diminuent un peu la nuit, votre logement peine à redescendre. Au petit matin, il fait plus chaud à l’intérieur et vous débutez une nouvelle journée sans avoir pu rafraîchir vos différentes pièces.
En clair : les températures restent plus élevées à l’intérieur qu’à l’extérieur, ce qui donne l’impression que le logement stocke la chaleur. C’est le signe que la chaleur est accumulée plus vite qu'elle ne peut être évacuée.
En cause notamment : une ventilation insuffisante, qui ne permet pas à l’air de se renouveler suffisamment.
Pour remédier à un défaut de ventilation, deux pistes :
- améliorer la ventilation naturelle en permettant une aération traversante, et entre les étages, si ce n’est pas encore le cas
- installer une VMC (ventilation mécanique contrôlée) qui renouvelle l’air intérieur
Symptôme n°3 : un logement qui ne peut pas se passer de la climatisation
Vous ne mettiez presque jamais la climatisation en marche auparavant. Désormais, elle fonctionne plusieurs heures par jour, parfois dès la fin de la matinée. Ou bien c'est le ventilateur qui tourne à plein régime jour et nuit.
Et dès que vous l'éteignez, la température remonte rapidement.
C'est le signe que votre logement laisse entrer plus de chaleur qu'il n'en évacue.
Les responsables sont souvent les mêmes :
- une toiture ou des murs peu isolés qui laissent passer la chaleur,
- des fenêtres très exposées au soleil et mal protégées,
ou encore une ventilation insuffisante pour rafraîchir le logement pendant la nuit.
Le remède : avant d'investir dans une climatisation plus puissante, mieux vaut réduire les apports de chaleur. Un peu comme on a le réflexe de garer sa voiture à l’ombre pour que la température soit plus supportable à l’intérieur !
Combattre l’entrée de la chaleur dans le logement permet de traiter le problème à la racine, et de compléter avec la climatisation de manière plus ponctuelle, pour optimiser le confort tout en limitant les dépenses d'énergie..
Bonne nouvelle : la surchauffe n’est pas une fatalité !
Même si votre logement présente 1, 2 ou 3 des symptômes mentionnés ci-dessus, il existe des solutions pour retrouver le confort même en plein été :
| Type de travaux | Effet sur le logement "bouilloire” |
| Protections solaires extérieures (volets, brise-soleil orientables, stores extérieurs) | Empêchent les rayons du soleil de chauffer les vitrages et limitent fortement les apports de chaleur vers l’intérieur |
| Isolation de la toiture ou des combles | Réduit les apports de chaleur par le toit et améliore le confort particulièrement au dernier étage. |
| Isolation des murs par l'extérieur | Limite l'échauffement des façades et améliore le confort thermique tout en réduisant les besoins de chauffage en hiver. |
| Ventilation performante (ventilation traversante ou système adapté) | Évacue la chaleur accumulée dans le logement pendant la nuit et limite la surchauffe d'un jour sur l'autre. |
| Végétalisation des abords (arbres, pergolas végétalisées) | Crée de l'ombre naturelle et réduit l'échauffement des façades, des fenêtres et des espaces extérieurs. |
| Climatisation (pompe à chaleur réversible) | Apporte un confort immédiat lors des fortes chaleurs |
Pour éviter qu'un logement se transforme en « bouilloire thermique », il est souvent nécessaire de combiner plusieurs solutions pour empêcher la chaleur d'entrer pendant la journée et aider le logement à se rafraîchir la nuit. En associant des protections contre le soleil, une bonne isolation et une ventilation adaptée, on peut améliorer son confort en été tout en limitant le recours à la climatisation.
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