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Journée mondiale de l’énergie : état des lieux en France

Le 22 octobre de chaque année est célébrée la Journée mondiale de l’énergie. L’occasion de nous pencher sur la consommation énergétique dans notre pays : quelle région en consomme le plus ? Quels sont les bons et mauvais élèves à l’échelle nationale ? Les réponses ici !

Jeudi 22 octobre, on célèbre l’énergie à travers le globe. Mais que signifie vraiment cette journée ? En fait, elle a été désignée comme telle en 2012 lors de l’ouverture du forum mondial de l’énergie à Dubaï. L’objectif selon le site dédié à l'événement ? Partir du constat que les populations qui n’ont pas accès à des ressources énergétiques sur la planète sont encore trop nombreuses, et ainsi rappeler “un des enjeux majeur de demain, qui est de pouvoir offrir l’énergie au plus grand nombre d’habitants du globe.

 

Chez Effy, nous avons pensé qu’il serait intéressant de resserrer ce périmètre d’étude pour nous concentrer sur l’échelle nationale. Car s’il existe effectivement des disparités dans le monde, il en est de même au sein même de notre pays. Pour appuyer nos chiffres, nous nous reposons sur des statistiques livrées par le ministère de la Transition écologique, datées de 2018.

Quelles sont les régions qui produisent le plus ?

Les énergies fossiles en berne

 

On remarque une tendance généralisée à la baisse pour ce qui est de la production de charbon, de pétrole et de gaz. La plupart des régions de France n’en produisent même plus du tout depuis plusieurs années, à l’image de la Bretagne ou encore de la région Auvergne Rhône-Alpes. Certaines gardent encore une production très faible, comme les Hauts-de-France avec 8 ktep de gaz naturel et de grisou.

En fait, les seules régions de France qui garde une production encore significative d’énergies fossiles sont l’Ile-de-France, la Nouvelle-Aquitaine et la région Grand-Est avec une quantité de pétrole non négligeable (et même en hausse pour la dernière zone).

La part de renouvelable en hausse

 

Si l’on se concentre sur la quantité d’électricité produite qui tient son origine dans les énergies renouvelables (biomasse, éolien…) au contraire, les chiffres augmentent d’année en année sur l’ensemble du territoire français. Mais ce phénomène ne connaît pas la même intensité partout ! Certaines régions sont encore à la traîne, comme l’Ile-de-France avec 1585 GWh ou encore la Corse avec 943 GWh. Elle font pâle figure comparé à de bons élèves tels que l’Auvergne Rhône-Alpes, qui a produit en 2018 33327 GWh d’électricité d’origine renouvelable, en grande partie grâce à l’hydraulique.

Focus sur le solaire photovoltaïque

 

Ici, les données restent en cohérence avec les facteurs inéluctables que sont le climat et l’ensoleillement. A titre de comparaison, quand les Hauts-de-France ont produit 140 GWh d’énergie solaire photovoltaïque en 2018, la région Nouvelle-Aquitaine en a produit 2446. De façon globale, le solaire photovoltaïque est toutefois en croissance dans toute la France.

Et pour le bois-énergie ?

 

Le bois est également une ressource énergétique importante en France, et qui ne cesse de croître au fil des années, sans pour autant connaître des bonds spectaculaires. De même, l’écart entre les régions n’est pas extravagant. Par exemple, 466 ktep produits en 2018 en Centre-Val-de-Loire, 686 en Normandie, ou 675 en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Quelles sont les régions qui consomment le plus ?

En étudiant les chiffres rapportés par le ministère de la Transition écologique, on remarque une disparité entre les différentes zones du territoire français, qui peuvent avoir plusieurs explications : d’une part, le nombre d’habitants, et d’autre part, par exemple là encore, le climat : les régions les plus froides consomment nécessairement plus d’énergie à des fins de chauffage. On pense notamment à la région Grand-Est, avec une consommation totale d’énergie pour le secteur résidentiel de 3893 ktep en 2018. A titre de comparaison, pour la région Centre-Val-de-Loire, aux conditions météorologiques sensiblement meilleures et à la plus faible densité de population, ce montant est de 1697 ktep.

 

Vous le constatez, tous les territoires en France ne connaissent pas la même situation ni la même évolution pour ce qui est de leur production et de leur consommation énergétique. Si une tendance est néanmoins à souligner, c’est celle de l’abandon des énergies fossiles, polluantes et en voie de raréfaction, pour la solution du renouvelable.

 

 

Amandine Martinet

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