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3 questions pour tout comprendre du bouclier tarifaire

Au 1er août 2022, les Français soumis au tarif réglementé échappent à une nouvelle hausse du gaz et de l’électricité. C’est l’occasion pour nous de clarifier une fois pour toutes le fonctionnement du fameux bouclier tarifaire, avec l’aide de Dominique Jamme, directeur général de la CRE (Commission de régulation de l’énergie).

En quoi consiste le bouclier tarifaire ?

Dominique Jamme directeur général de la CRE

Lorsqu’on parle de bouclier tarifaire, il faut en fait faire la différence entre celui qui agit sur l’électricité et celui qui agit sur le gaz. Leur fonctionnement n’est pas tout à fait identique. Explications :


“Le tarif réglementé de vente de gaz (TRVG) évolue chaque mois. En 2021, les problèmes d’approvisionnement ont entraîné une crise de l’énergie. En conséquence, les prix du gaz ont augmenté chaque mois jusqu’au mois d’octobre. Pour éviter que les hausses continuent tout l’hiver, le gouvernement a décidé de faire un gel des tarifs réglementés de vente et de stopper la courbe au 1er octobre.


Côté électricité, c’est différent, car les tarifs n’évoluent pas chaque mois. Ils évoluent seulement deux fois par an, au 1er février et au 1er août. Au 1er février 2022, les tarifs réglementés de vente d’électricité auraient dû augmenter de 35%. Pour éviter cela, le gouvernement a procédé à un gel partiel en augmentant les tarifs de seulement 4%.”
 

Comment est financé ce gel des prix de l’énergie ?

Pour le gaz, c’est très simple. C’est l’Etat qui paye directement la différence aux fournisseurs d’énergie :
 

“La France n’est pas productrice de gaz et l’importe à 99%. Les fournisseurs sont donc obligés de l’acheter à l’étranger. Quand le prix du gaz augmente, les fournisseurs sont contraints de l’acheter de plus en plus cher, alors que les tarifs réglementés de vente, eux, restent gelés. Cette différence est financée par le budget de l’Etat, qui a décidé de compenser les pertes financières des fournisseurs.”


Avec l’électricité, c’est différent. Le gouvernement a dû prendre deux mesures pour pouvoir financer le gel des TRVE.


“Il a diminué la TICFE, une taxe qui pèse sur les factures d’électricité. Elle est passée d’environ 25€ à seulement 1€. Puis, en cours d’année 2022, le gouvernement a demandé à EDF de faire un effort financier de son côté en augmentant les quantités d’ARENH de 20TWh. Ces deux mesures permettent de baisser la facture du tarif réglementé de vente d’EDF et de parvenir à une hausse de seulement 4%.”

👉 Qu’est-ce l’ARENH ?

ARENH signifie Accès régulé à l’électricité nucléaire historique. C’est un dispositif qui permet aux fournisseurs alternatifs d’acheter de l’électricité nucléaire à EDF à un prix régulé par l’Etat. EDF en réplique les effets avec ses propres clients, quel que soit leur fournisseur.

La fin du bouclier tarifaire est annoncée pour décembre 2022, que va-t-il se passer ?

La crise de l’énergie est loin d’être terminée et les prix vont continuer à augmenter et rester élevés. Il faut encore patienter pour savoir ce que le gouvernement mettra en place pour protéger les consommateurs. Pour Dominique Jamme, il y aurait potentiellement deux possibilités.


“Première option, le boulier tarifaire est complètement levé à la fin de l’année. Dans ce cas, les factures de gaz et d’électricité vont augmenter fortement début 2023. Les hausses pourraient atteindre 30%, 50%, voire plus. Il faudra alors impérativement augmenter le montant des chèques énergie et élargir leur distribution.


La deuxième option est de maintenir un bouclier tarifaire partiel. Une partie des hausses passerait et une autre continuerait à être financée par l’Etat. Ce qui est sûr, c’est que si rien n’est fait, il y aura de très fortes hausses en 2023.”


À lire aussi : L'évolution des factures d'énergie des Français en un an

Que se passe-t-il au 1er août ?

Chaque 1er août, les tarifs réglementés de vente de gaz et d’électricité connaissent des hausses ou des baisses. Avec le bouclier tarifaire, aucune évolution n’est à prévoir cette année. Dans un souci de transparence, la CRE partage tout de même les hausses qui auraient pu se produire. 


Pour le gaz, c'est une hausse de 10,1% TTC qui est évitée ce mois-ci. Côté électricité, la CRE avait proposé une hausse de 3,89% TTC. Pour mieux comprendre l'évolution des tarifs réglementés de vente, nous avons représenté les hausses évitées en rouge. Depuis le début du gel tarifaire, le gaz aurait dû prendre 62% et l'électricité 41%.

 

Hausse gaz sans bouclier tarifaire

 

Hausse électricité sans bouclier tarifaire

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