Photovoltaïque : l’emploi recule chez les petits installateurs
Le solaire photovoltaïque a battu un record en France en 2025, avec près de 6 GW de nouvelles capacités raccordées. Mais cette dynamique masque une réalité plus contrastée sur le terrain. Une enquête menée par Enerplan et Observ’ER révèle une baisse de l’emploi chez les installateurs de petites puissances, fragilisés par les changements récents de cadre réglementaire et la réduction des aides publiques.
Un marché en croissance, une filière fragilisée
Malgré un niveau historique d’installations, le marché du photovoltaïque résidentiel subit les effets des stop&go politiques. L’arrêté tarifaire de mars 2025, annulant les dispositifs de soutien mis en place en 2021 (S21), a marqué un tournant pour les entreprises intervenant auprès des particuliers.
Pour mesurer l’impact de ces évolutions, Enerplan et Observ’ER ont interrogé, fin 2025, des installateurs photovoltaïques qualifiés RGE. Les professionnels devaient notamment évaluer la santé économique de leur entreprise et l’évolution de leurs effectifs entre décembre 2024 et décembre 2025.
Passez à l'énergie solaire grâce à l’installation de panneaux solaires !
Simulation gratuite en 2 minutes
Les petites entreprises en première ligne
Les résultats montrent une forte exposition des très petites structures. Plus de 80 % des répondants sont des TPE de dix salariés ou moins. Dans ces entreprises, les effectifs ont reculé de 12 % en un an. À l’inverse, seules les entreprises de plus de 50 salariés ont créé des emplois en 2025, mais elles représentent moins de 1 % de l’échantillon.
Tous profils confondus, les effectifs du panel affichent une baisse moyenne de 6 %, traduisant une contraction nette de l’emploi sur le segment du photovoltaïque résidentiel.
Une santé économique dégradée et des perspectives incertaines
La situation économique des entreprises interrogées reflète ces tensions. La note moyenne de santé financière s’établit à 2,7 sur 5. Les structures les plus petites affichent les scores les plus faibles, autour de 2,5, tandis que les entreprises de plus grande taille se montrent plus résilientes, avec une moyenne de 3,7.
Conséquence directe de ce contexte, une majorité d’acteurs se déclarent en situation de fragilité et ont déjà réduit leurs effectifs. Pour 2026, près d’un quart des répondants envisagent de nouveaux licenciements, confirmant les inquiétudes persistantes au sein de la filière.
Lire aussi : Solaire et batteries : la Chine réduit ses aides à l’export








