Solaire et batteries : la Chine réduit ses aides à l’export
La Chine s’apprête à modifier en profondeur sa politique de soutien à l’exportation des équipements solaires et des batteries. Pékin va supprimer progressivement les remboursements de TVA accordés aux fabricants exportateurs, un levier clé de compétitivité depuis plus d’une décennie. Cette décision marque un tournant pour des filières où la Chine occupe une position largement dominante à l’échelle mondiale.
Fin du remboursement de TVA sur le solaire dès avril 2026
Selon les autorités chinoises, le remboursement de TVA à l’exportation sur les panneaux photovoltaïques sera supprimé à partir du 1ᵉʳ avril 2026. Jusqu’ici, ce mécanisme permettait aux industriels chinois de proposer des modules à des prix très compétitifs sur les marchés internationaux.
Pour les batteries solaires, le calendrier est plus progressif : le taux de remboursement sera d’abord réduit avant une suppression totale prévue en 2027. Une évolution qui concerne aussi bien les batteries stationnaires que celles destinées aux véhicules électriques.
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Surcapacité, chute des prix et tensions commerciales
Derrière cette décision, plusieurs objectifs se dessinent. Pékin cherche d’abord à endiguer la guerre des prix qui fragilise une partie de ses industriels, dans un contexte de surcapacités massives dans le solaire et le stockage. La baisse continue des prix à l’export pèse sur les marges et accélère les difficultés financières de certains acteurs.
La mesure répond aussi à un enjeu diplomatique. Les exportations chinoises à bas coût sont régulièrement critiquées par l’Union européenne et les États-Unis, qui dénoncent des pratiques de concurrence déloyale. En réduisant ses soutiens fiscaux, la Chine envoie un signal d’apaisement sur le terrain commercial, sans remettre en cause sa domination industrielle.
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