Objectif 400 000 logements par an : comment relancer vraiment la production et la rénovation ?
« Produire plus, mieux et autrement » : voilà le défi que se fixe le gouvernement pour inverser la crise du logement en France. Dans une interview accordée à Batiactu le 9 février 2026, Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement, revient sur les mesures envisagées dans le cadre du plan Relance Logement et sur les freins qu’il juge aujourd’hui prioritaires à lever.
Un “choc d’offre” jugé indispensable
Face à la tension persistante sur le marché, l’État vise la construction ou la rénovation de 2 millions de logements d’ici 2030, soit en moyenne 400 000 unités par an, contre environ 280 000 actuellement engagées. L’objectif englobe à la fois le logement neuf et le “reconditionné” : une approche qui favorise la transformation de bâtiments existants (comme des bureaux) en logements tout en assouplissant certaines contraintes normatives sur les parties communes.
Selon le ministre, toute la filière doit se mobiliser pour atteindre ces ambitions, ce qu’il appelle “l’équipe de France du logement”. La logique : associer acteurs publics, promoteurs, bailleurs et collectivités locales autour d’une feuille de route commune.
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Repenser la réglementation pour débloquer les projets
Un des points clés de l’interview est la volonté d’adapter la réglementation pour rendre les projets plus rentables : par exemple, mieux prendre en compte les dimensions existantes de bâtiments à reconvertir (places de parking, escaliers, etc.) sans sacrifier le confort thermique, l’efficacité énergétique, la sécurité ou les normes environnementales.
Cette démarche vise à réduire les coûts et les obstacles techniques qui freinent aujourd’hui les opérations de transformation : un élément essentiel pour accélérer le rythme des mises en chantier.
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Un appel à l’unité du secteur
Interrogé sur la place des architectes et des autres professions, le ministre reconnait leur inquiétude face à certaines simplifications envisagées, notamment en matière de normes. Leur absence apparente autour de la table des signataires du plan de relance a été perçue comme un manque de concertation par certains acteurs du secteur.








