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La facture d’énergie d’un logement classé G peut-elle vraiment s’élever à 7 500€ par an ?

Alors que l’exécutif souhaite accélérer la rénovation énergétique des logements très énergivores, la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, a rappelé, sur France 3, combien les passoires thermiques impactaient l’environnement et le pouvoir d’achat des Français. Pour appuyer son argumentaire, elle a pris l’exemple d’un bien classé G de 100 m2 dont le coût du chauffage s’élèverait à 7 500€ par an ; une estimation trop importante, selon les spécialistes.

C’est l’une des polémiques de ces derniers jours : chauffer un logement classé G, au titre du Diagnostic de performance énergétique (DPE), d'une surface de 100m2, coûte-t-il réellement 7 500€ par an ?

 

Ce montant avancé par la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, n’a pas manqué d’être pointé du doigt par les internautes et les spécialistes du secteur.

 

Pourquoi annoncer un tel budget ?

 

Avant toute chose, un peu de contexte. Récemment invitée dans l’émission « Dimanche en politique », diffusée sur France 3, la ministre est revenue sur les mesures prises par le Gouvernement pour lutter contre les passoires thermiques, notamment la loi Climat et résilience. Elle a alors évoqué ce budget annuel de 7 500€ dédié au chauffage pour une passoire énergétique classée G de 100 m2, ajoutant que c’était « trois fois plus » qu’un logement bien isolé.

 

« Au moment où les Français ont des problèmes de pouvoir d’achat, où le prix de l’énergie augmente, est-ce que vous trouvez raisonnable de laisser des locataires dans des passoires thermiques. Nous devons agir pour faire en sorte que ces Français soient protégés aussi en matière de pouvoir d’achat », a-t-elle insisté.

 

A propos du calendrier d’interdiction de mise en location des logements classés F et G en 2025, elle a précisé qu’il serait maintenu mais que des dérogations étaient prévues, notamment dans le cas des copropriétés. Nous n’avons, pour le moment, pas d’autres détails à vous partager.

 

Interpelée sur X (anciennement Twitter) au sujet des 7 500€ de dépenses énergétiques, elle s’est référée aux données DPE :

 

 

 

Problème, ces données DPE sont exprimées en énergie primaire et non en énergie finale. L’énergie primaire correspond en effet à toute forme d’énergie disponible dans la nature avant transformation (pétrole, gaz, bois…) tandis que l’énergie finale est l’énergie consommée et facturée à l’utilisateur.

 

Dans une interview accordée à Capital, Romain Ryon, Directeur des Affaires Publiques chez Effy, a ainsi souligné que « la ministre aurait dû préciser dans son hypothèse de consommation qu’elle parlait bien d’énergie primaire et non d’énergie finale ».

 

Mais alors concrètement, ça donne quoi une facture annuelle de chauffage pour un logement classé G ?

 

Effy a mené l'enquête et vous propose même une estimation de facture annuelle par classe énergétique :  

 

Nouveau DPE Facture annuelle

Rose Colombel

Journaliste - Responsable de contenus pour Effy

Journaliste passionnée par le secteur du bâtiment, je vais à la rencontre des professionnels depuis sept ans. Valoriser votre secteur et ses métiers est un effort collectif, celui de toute une filière. C'est avec enthousiasme et humilité que je vous donne la parole et vous informe sur l’actualité.

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