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2020 : chute historique de la consommation d’énergie

La crise du Coronavirus qui a plongé la France et le monde dans deux mois de confinement a eu de nombreuses répercussions dont une incroyable baisse de la consommation énergétique. Avec une vie au ralenti pendant des semaines, ce phénomène n’est pas étonnant. Mais les derniers chiffres de la conjoncture énergétique publiés le 7 août sont assez impressionnants.
 

Chaque trimestre, le Ministère de la Transition Écologique publie des chiffres sur la production et consommation d’énergie. Dans la conjoncture énergétique du deuxième trimestre 2020, les effets du confinement se font ressentir dans les statistiques.

La consommation d’énergie primaire chute de 20 %

Les baisses de consommation les plus importantes sont enregistrées au mois d’avril, qui correspond au seul mois complet de confinement en France. À partir du 11 mai, déconfinement oblige, les activités ont repris progressivement, tout comme la consommation d’énergie en général. Le recul le plus important correspond à la consommation de carburants routiers avec - 36 %. L’électricité et le gaz ont également enregistré une baisse significative avec - 9 % et - 7 % sur tout le trimestre.


Sur l’année, la production d’énergie primaire a reculé de 17 %. De son côté, la consommation totale marque une chute historique de 20 % en glissement annuel. Cela s’explique par une production nucléaire au ralenti pendant le confinement avec des indisponibilités au sein du parc liées aux mesures sanitaires et la fermeture de la centrale de Fessenheim.

Les énergies renouvelables en augmentation

À l’inverse, la pandémie mondiale semble avoir favorisé la production d’énergies renouvelables. L’électricité créée grâce aux énergies éoliennes, hydrauliques et photovoltaïques a augmenté de 14 % sur une année. La palme revient à la production d’énergie solaire qui fait un bond de 22 %. Nous pouvons remercier le soleil particulièrement présent pendant le confinement !


Au global, si la facture énergétique de la France est repartie à la hausse dès le mois de mai, elle reste tout de même assez basse. En cause ? La chute du prix des énergies fossiles. 
 
 

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