Suppression du monopole de l’Anah sur les rénovations d’ampleur : une étape vers l’ouverture des aides
Les modalités de financement des rénovations énergétiques d’ampleur en France pourraient évoluer. Le Conseil supérieur de l’énergie (CSE) a adopté un projet d’arrêté intégrant deux amendements pour supprimer le monopole de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) sur les rénovations d’ampleur financées par MaPrimeRénov’ : une nouveauté importante dans la réglementation des aides à la transition énergétique.
Un changement réglementaire dans un contexte tendu
Actuellement, l’Anah détient l’exclusivité pour instruire et gérer les dossiers de rénovation d’ampleur dans le cadre du dispositif MaPrimeRénov’. Ce monopole, mis en place depuis la réforme de 2024, signifie que tous les bénéficiaires souhaitant entreprendre une rénovation globale (amélioration significative des performances énergétiques) doivent passer par cet organisme public pour l’attribution et le suivi des aides.
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La suppression de ce monopole vise à ouvrir la possibilité à d’autres acteurs d’intervenir dans la gestion des rénovations d’ampleur, ce qui pourrait potentiellement fluidifier les démarches des ménages et des professionnels : surtout dans un contexte où le guichet de MaPrimeRénov’ sera suspendu à partir du 1ᵉʳ janvier 2026 faute de budget voté.
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Quels impacts pour les ménages et les professionnels ?
Pour les particuliers, cette évolution pourrait simplifier l’accès aux aides, avec davantage de points d’entrée pour déposer un dossier ou bénéficier d’un accompagnement. Les rénovations d’ampleur, qui combinent plusieurs travaux comme l’isolation, le chauffage ou la ventilation afin d’obtenir des gains énergétiques significatifs, restent aujourd’hui encadrées par un dispositif administratif largement centralisé autour de l’Anah.
Côté professionnels, l’ouverture du dispositif pourrait élargir le nombre d’acteurs habilités à gérer ces projets. À la clé : des délais d’instruction potentiellement raccourcis et une dynamique renforcée autour de la rénovation globale, en incitant davantage d’entreprises à proposer un accompagnement structuré aux propriétaires.
Un texte encore en discussion
Bien que l’amendement ait été adopté en CSE, le contenu détaillé reste partiellement confidentiel, réservé aux abonnés de la publication originale. Le texte doit encore suivre les étapes réglementaires habituelles avant d’entrer en application.









